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Chef de l’immigration de Trump intensifie les opérations au Minnesota

par Sara
États-Unis (Minnesota)

Tom Homan, envoyé par l’administration Trump pour piloter les opérations d’immigration, a annoncé jeudi un renforcement des opérations immigration Minnesota, malgré la vague de protestations déclenchée par deux tirs mortels impliquant des agents fédéraux. Envoyé dans le Midwest après ces événements, il a indiqué vouloir intensifier les actions tout en cherchant, selon lui, une coopération avec les autorités locales. La décision survient dans un climat de tensions entre responsables fédéraux et élus locaux opposés aux interventions contre les migrants et aux manifestations.

Stratégie et objectifs affichés

Lors d’une conférence de presse, Homan a déclaré : « Je reste jusqu’à ce que le problème soit résolu », réaffirmant la volonté de l’administration de cibler des personnes qualifiées de « menaces pour la sécurité publique et la sécurité nationale ». Il a précisé que l’objectif est de mener « des opérations d’application ciblées », une méthode que l’administration présente comme un retour aux pratiques habituelles. « Quand nous descendons dans les rues, nous savons exactement qui nous cherchons », a-t-il insisté pour souligner le caractère sélectif, selon lui, des interventions.

Tensions et accusations

Malgré ces déclarations, des observateurs de l’immigration dénoncent une dérive vers des stratégies de type filet qui, selon eux, visent à atteindre des quotas élevés de détentions. Homan a en partie imputé les récentes escalades aux politiques de l’administration Biden et aux choix de certains responsables locaux, affirmant que davantage de coopération réduirait l’indignation. De leur côté, des élus et des organisations locales soulignent que les opérations accrues alimentent la colère et la mobilisation citoyenne.

Pratiques contestées sur le terrain

Des responsables de l’État et des forces locales ont rapporté que, la semaine précédente, plusieurs policiers hors service avaient été arrêtés de manière aléatoire et contrôlés ; ils notent que toutes les personnes contrôlées étaient des personnes de couleur. Ces témoignages alimentent les critiques selon lesquelles les actions fédérales ne resteraient pas limitées à des cibles criminelles avérées. Par ailleurs, des voix alertent sur le risque d’atteintes aux libertés et de profilage racialisé dans le cadre d’opérations de grande ampleur.

Coopération locale et zones d’ombre

Homan a affirmé vouloir poursuivre les rencontres avec les responsables locaux et étatiques, se disant encouragé par des « progrès » initiaux malgré des désaccords persistants. Il a notamment évoqué un échange avec le procureur général de l’État, Keith Ellison, au cours duquel il aurait reçu la clarification que les prisons de comté peuvent informer les services fédéraux des dates de sortie de détenus présentant un risque pour la sécurité publique afin que ceux-ci soient pris en charge. Il reste toutefois incertain si ces déclarations constituent un changement formel de politique, d’autant que le Minnesota ne dispose pas de loi explicite empêchant la coopération avec les services fédéraux.

Réactions et contexte local

Les déclarations de Homan interviennent après une opération fédérale d’envergure qui a suscité de larges manifestations dans l’État. Il remplace Greg Bovino, l’ancien responsable envoyé initialement pour superviser les actions sur le terrain. Les affrontements et les appels à la transparence se multiplient, alors que la population locale et les défenseurs des droits civiques demandent des comptes sur les pratiques des agents fédéraux.

Faits marquants

Les annonces font suite à deux affaires ayant choqué l’opinion : le 7 janvier, un agent d’Immigration and Customs Enforcement a mortellement touché Renee Nicole Good à Minneapolis, puis, la semaine dernière, des agents des services frontaliers ont abattu Alex Pretti. Ces événements ont été au cœur des manifestations et renforcent l’examen minutieux des opérations d’immigration dans l’État.

Alors que Tom Homan promet de maintenir la présence fédérale « jusqu’à ce que le problème soit résolu », la manière dont seront conduites les opérations immigration Minnesota et l’impact sur les relations entre autorités fédérales et locales resteront des éléments scrutés de près dans les semaines à venir. La controverse continue d’alimenter un débat plus large sur les pratiques d’application de l’immigration et les garanties de respect des droits civiques.

source:https://www.aljazeera.com/news/2026/1/29/trump-border-czar-says-staying-in-minnesota-until-problems-gone

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