Le stationnement dans le centre de Toulouse a suscité une contestation chez un président de copropriété qui estime avoir reçu une amende injustifiée. Thierry, septuagénaire, évoque dans La Dépêche un « scandale bureaucratique » après avoir reçu, rue du Taur, le 11 février, une contravention pour stationnement gênant dans une zone de croisement. Selon lui, il a suivi le protocole en demandant l’accès et en faisant abaisser les bornes via l’interphone pour pouvoir accéder à l’appartement dont il a la charge lors d’une intervention urgente. Malgré sa contestation, l’amende a été maintenue et l’officier du ministère public n’a jamais répondu à sa requête.
Thierry a été convoqué chez le délégué du procureur pour une « mesure d’alternative aux poursuites », une situation qu’il décrit comme kafkaïenne. Le délégué aurait demandé une reconnaissance de faute, assortie d’une amende de 150 euros en cas de récidive.
Échaudé, le propriétaire dénonce une « incohérence totale » de la mairie, qui met en place des mesures sans prendre en compte les urgences ou les interventions qui durent plus de 30 minutes. Il affirme qu’un macaron devrait être délivré aux propriétaires pour des arrêts momentanés, car le centre-ville devient « inabordable en véhicule » et cela affecte l’activité commerciale, économique et sociale. Il souligne un flou juridique et un dysfonctionnement majeur dans les décisions municipales.
La mairie répond par la voix de Maxime Boyer, adjoint au maire chargé de la circulation. Selon lui, toute personne résidant dans le secteur borné peut être considérée comme ayant droit, à condition de se signaler auprès des services pour obtenir une carte d’accès.
Pour les livraisons de moins de trente minutes, l’usage d’un disque bleu est prévu, comme dans les autres communes, et le délai a été porté à trente minutes à la demande d’acteurs locaux. Pour les déménagements ou les livraisons nécessitant plus de temps, il est fortement conseillé de déposer une demande d’arrêté municipal sur le site de la mairie afin de réserver un emplacement sans risque de verbalisation, aussi bien en zone piétonne qu’en zone de rencontre.
En cas de travaux ou d’urgence, les services peuvent délivrer un arrêté rapidement, parfois en quelques heures, après évaluation du degré d’urgence. L’objectif est d’apporter des solutions adaptées à chaque situation sans bloquer inutilement la circulation. L’adjoint précise que le système est simple: si le besoin est minime, il suffit d’utiliser un disque; s’il est plus conséquent, il faut faire une demande d’arrêté. Le système est conçu pour faciliter la vie, pas pour la compliquer.