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Le Pentagone a élargi son enquête concernant l’utilisation par le secrétaire à la Défense Pete Hegseth de l’application de messagerie Signal, notamment sur la diffusion d’informations militaires sensibles à travers plusieurs groupes de discussions.
Une enquête étendue sur les discussions Signal de Pete Hegseth
Le Bureau de l’inspecteur général du Pentagone a décidé d’approfondir son investigation sur les échanges de Pete Hegseth via l’application Signal, en intégrant un second groupe de discussion. Cette décision intervient après la révélation que Hegseth partageait des détails de plans militaires, notamment des frappes aériennes ciblant le groupe Houthi au Yémen.
Stephen Stebbins, inspecteur général par intérim, avait annoncé début avril enquêter sur l’emploi de cette application dite « non classifiée » pour communiquer des informations sensibles, impliquant d’autres hauts responsables de la Maison-Blanche et de l’administration Trump. Par inadvertance, un journaliste senior avait également été inclus dans l’un des groupes.
Implication de proches dans un second groupe de discussion
Selon des sources concordantes, notamment auprès du Wall Street Journal, la nouvelle phase de l’enquête porte aussi sur un second groupe de discussion où, cette fois, figuraient l’avocat personnel, le frère et l’épouse de Pete Hegseth. Cette extension accroît les risques pour le secrétaire, qui a jusqu’à présent nié avoir communiqué des informations classifiées.
L’enquête vise à déterminer l’origine des informations, qui proviendraient d’un système gouvernemental hautement classifié, et comment elles ont été retranscrites manuellement dans l’application Signal, laquelle ne permet ni copier ni coller de tels contenus sensibles.

Des détails militaires partagés dans les discussions
Dans ces groupes, Hegseth a communiqué des informations précises sur le calendrier des frappes militaires américaines, notamment :
- L’heure des attaques de drones
- Les frappes de chasseurs F-18
- Les tirs de missiles de croisière Tomahawk
Un message typique précisait par exemple : « 14h15 : frappes de drones sur la cible (C’EST L’HEURE À LAQUELLE LES PREMIÈRES BOMBES VONT TOMBER, sous réserve des cibles basées sur des déclencheurs antérieurs) ».
Le scandale Signal s’aggrave pour Mike Waltz
Le premier groupe de discussion a été mis au jour il y a quelques semaines lorsque le rédacteur en chef du magazine Atlantic a été accidentellement ajouté par Mike Waltz, alors conseiller à la Sécurité nationale. Si Donald Trump avait défendu Waltz en le qualifiant de « très bon homme », ce dernier a finalement été retiré de son poste.
Trump a annoncé la nomination de Mike Waltz en tant qu’ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies, tandis que Marco Rubio assurera temporairement la fonction de conseiller à la Sécurité nationale.

Donald Trump maintient son soutien à Pete Hegseth
Malgré cette tourmente, Donald Trump continue de soutenir publiquement Pete Hegseth. Le 29 avril, lors d’une visite aux troupes de la Garde nationale aérienne du Michigan, le secrétaire à la Défense était aux côtés du président. Lors d’un rassemblement célébrant les 100 premiers jours du mandat de Trump, ce dernier a déclaré : « J’ai une grande confiance en lui ».

Des tensions en coulisses et un chaos persistant au Pentagone
Selon des informations de MSNBC, le président Trump pourrait discrètement perdre son enthousiasme envers son secrétaire à la Défense. La pression sur Hegseth ne faiblit pas, notamment après son annonce « fière » de la fin d’un programme du Département de la Défense, qui s’est révélé être une initiative signée par Trump en 2017.
Le chaos continue également de régner à l’intérieur du Pentagone. De nouvelles révélations indiquent que Jennifer Rauchet, l’épouse de Pete Hegseth, joue un rôle actif dans la gestion de ses affaires professionnelles. D’après le Washington Post, elle agit fréquemment comme intermédiaire entre son mari et les agents du département et aurait même rédigé des communications officielles diffusées par le Département de la Défense.