En marge d’une conférence à Doha, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a déclaré que les États-Unis demeurent le plus grand allié de l’Union européenne, réagissant à la publication de la nouvelle stratégie de sécurité américaine qui anticipe l’effacement civilisationnel de l’Europe. Elle a ajouté que, malgré les critiques, l’alliance reste essentielle et que le principe général demeure : rester unis, même lorsque les sujets de désaccord persistent.
Elle a reconnu que les critiques existent et que certaines peuvent être fondées, mais a insisté sur la nécessité de maintenir une coopération étroite avec Washington et de défendre les intérêts européens au sein de l’alliance transatlantique.
Le document publié par l’administration américaine redéfinit la sécurité nationale en ligne avec une approche américaine d’abord et s’en prend vivement aux Européens, soutenant les thèses selon lesquelles le Vieux continent serait confronté à un effacement civilisationnel dû à l’immigration. Il remet aussi en question ce que ses auteurs décrivent comme une obsession infructueuse pour l’asphyxie réglementaire.
Le texte affirme en outre qu’il n’y aura pas d’élargissement de l’OTAN, écartant ainsi les espoirs de l’Ukraine. Kaja Kallas a ajouté que l’Europe a sous-estimé son propre pouvoir et qu’elle devrait avoir plus confiance face à la Russie.
Des responsables ukrainiens et américains se sont réunis à Miami pour une troisième journée de pourparlers visant à mettre fin à plus de trois ans de guerre avec la Russie. La dirigeante européenne a averti que l’imposition de restrictions ou de concessions à l’Ukraine ne conduira pas à une paix durable et que récompenser l’agression risquerait de nourrir ce type de conflit ailleurs, notamment en Ukraine et à Gaza.