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Guerre Russie-Ukraine — jour 1 414 : jeudi 8 janvier, de nouvelles frappes et incidents ont marqué le conflit, tandis que la scène diplomatique et les mesures de sanction restaient au cœur des discussions internationales.
Violences sur le terrain
Des attaques russes ont touché plusieurs régions ukrainiennes, provoquant victimes et dégâts matériels. Dans l’oblast d’Odessa, une frappe sur deux ports a fait un mort et cinq blessés, selon le vice-Premier ministre ukrainien Oleksii Kuleba, qui a indiqué sur Facebook que des installations portuaires, des bâtiments administratifs et des réservoirs d’huile avaient été endommagés.
Par ailleurs, une attaque contre Kryvyi Rih, dans l’oblast de Dnipro, a fait huit blessés, dont deux graves, a déclaré Oleksandr Vilkul, chef du conseil de défense de la ville, sur Telegram.
Plus au sud-est, les régions de Dnipropetrovsk et de Zaporizhia se sont retrouvées « presque complètement sans électricité », d’après le ministère ukrainien de l’Énergie, qui précise que les infrastructures critiques fonctionnent sur des alimentations de secours.
- En Russie, un incendie s’est déclaré dans un dépôt pétrolier de la région de Belgorod après une attaque nocturne attribuée à des drones ukrainiens. Les pompiers ont maîtrisé l’incendie, selon des médias locaux citant le gouverneur régional.
Diplomatie et positions internationales
Sur le plan politique, le Premier ministre britannique Keir Starmer a assuré que toute éventuelle déploiement de forces britanniques au titre d’une déclaration signée avec la France et l’Ukraine ferait l’objet d’un vote au Parlement. Il a déclaré vouloir tenir la chambre informée de l’évolution de la situation et soumettre un tel déploiement au débat parlementaire.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué espérer une rencontre prochaine avec le président américain afin d’apprécier l’ouverture de Washington sur une proposition ukrainienne visant à garantir la sécurité de Kyiv pour plus de quinze ans en cas de cessez-le-feu. Lors d’échanges rapportés, il a estimé que les Américains étaient « productifs » et qu’ils disposaient des leviers nécessaires pour exercer une pression sur Moscou.
Zelensky poursuivait par ailleurs sa tournée diplomatique à Chypre, au moment où l’île assumait la présidence tournante de l’Union européenne. Il a déclaré travailler à accélérer l’ouverture de volets de négociation en vue de l’adhésion de l’Ukraine à l’UE.
De son côté, le ministre espagnol des Affaires étrangères a jugé que les discussions actuelles restaient « loin d’un plan de paix », évoquant pour l’instant seulement un ensemble d’idées esquissées.
Saisies et sanctions
Les autorités américaines ont saisi en mer Atlantique deux pétroliers liés au Venezuela, dont le Marinera, battant apparemment pavillon russe. Le vice-président américain a affirmé que ce pétrolier était une « fausse » unité russe, utilisée selon lui pour tenter d’échapper au régime de sanctions.
Cette opération intervient dans un contexte où l’administration américaine applique des mesures punitives sur le pétrole vénézuélien et a déjà imposé des sanctions à certaines sociétés pétrolières russes.
- Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a salué la saisie, jugeant qu’elle témoignait d’un leadership résolu des États-Unis et exhortant à l’action face à la Russie.
- En revanche, le ministère russe des Transports a protesté contre l’intervention, invoquant la liberté de navigation en haute mer et le cadre de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982.
- Aux États-Unis, des responsables républicains ont indiqué que le président avait donné son accord à un projet de loi bipartisan visant à renforcer les sanctions contre la Russie, ouvrant la voie à un vote attendu prochainement au Congrès.
La situation reste volatile sur le plan militaire et politique, avec des répercussions humanitaires et énergétiques sur le terrain, tandis que les acteurs internationaux cherchent à conjuguer pressions diplomatiques et mesures coercitives pour infléchir la dynamique du conflit.