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Le président américain Donald Trump a annoncé qu’il avait eu un entretien « constructif » avec les responsables du Minnesota et qu’il envisagerait de réduire la présence d’agents ICE à Minneapolis, après deux morts impliquant des agents fédéraux en moins d’un mois. Il a indiqué qu’il enverrait l’ancien responsable de la sécurité des frontières Tom Homan sur place pour faire un rapport sur la situation.
Tension apaisée, selon la Maison Blanche
Plusieurs conseillers du président auraient exhorté l’exécutif à privilégier la désescalade, selon des sources proches de la Maison Blanche. De son côté, la porte-parole a indiqué que le ministère de la Sécurité intérieure menait une enquête sur la mort de l’infirmier Alex Pretti, abattu par des agents d’application de l’immigration le 7 du mois.
Lors de l’entretien, il a également été convenu que le président discuterait avec le ministère de la Sécurité intérieure afin de garantir que l’État puisse mener sa propre enquête sur les circonstances de la fusillade.
Départs d’agents fédéraux et pression locale
Les autorités locales ont déclaré que certains agents fédéraux quitteraient la ville dès mardi, et elles ont promis de continuer à appuyer le départ des autres. La décision de réduire la présence fédérale est présentée comme une mesure destinée à calmer une colère populaire grandissante.
La question du « Minneapolis ICE » est désormais au cœur du débat partisan et juridique, tandis que les responsables locaux réclament une clarification des rôles et des règles d’engagement des agents fédéraux sur le territoire de l’État.
Enquêtes multiples et éléments contradictoires
Plusieurs instances enquêtent sur la deuxième fusillade : le ministère de la Sécurité intérieure, le FBI et une révision interne d’ICE. Les autorités fédérales ont qualifié l’incident d’attaque et affirmé que les agents avaient tiré en état de légitime défense, soutenant qu’ils croyaient que la victime était armée.
Cependant, une vidéo du lieu des faits, dont l’authenticité a été vérifiée par des médias internationaux, contredit cette version. Elle montre la victime tenant un téléphone, et non une arme, avant d’être maîtrisée puis abattue par les agents.
Mobilisation sociale et enjeux politiques
La mort du deuxième habitant a provoqué une vague d’indignation et des manifestations à Minneapolis, à New York et dans d’autres grandes villes des États-Unis. En dépit du froid, près d’un millier de personnes se sont rassemblées pour rendre hommage à l’infirmier et protester contre l’intervention des forces fédérales.
Sur le plan politique, le Minnesota a déposé une plainte visant à empêcher le déploiement de quelque 3 000 agents fédéraux sur son sol, plainte qui doit être examinée prochainement par une juge fédérale. Au Congrès, les démocrates menacent de bloquer certains financements fédéraux si les pratiques des agences d’application de l’immigration ne sont pas réformées.
- Enquêtes en cours : ministère de la Sécurité intérieure, FBI, revue interne d’ICE.
- Actions judiciaires : plainte de l’État du Minnesota contre le déploiement massif d’agents fédéraux.
- Pression politique : menaces de suspension de financements par des élus démocrates.
Ces événements relancent les débats sur les politiques d’immigration de l’administration et sur les modalités d’intervention des forces fédérales sur le territoire des États. Dans ce contexte, plusieurs anciens présidents ont appelé au respect des valeurs démocratiques et au dialogue afin d’éviter une nouvelle escalade.