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Confrontation entre le gouvernement jordanien et manifestants pro-palestiniens?
Depuis le début de la guerre d’Entité sioniste contre Gaza, des milliers de manifestants ont pris d’assaut les rues en Jordanie, notamment devant l’ambassade israélienne dans la capitale, Amman.
Des images de colère populaire accompagnées de véritables flammes dans les rues ont véhiculé le message d’une population indignée par ce qui arrive à leurs voisins proches.
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Le nombre de manifestants a fluctué tout au long de la guerre, la récente campagne militaire israélienne sur l’hôpital al-Shifa et l’invasion imminente de Rafah ayant ramené de nombreux Jordaniens dans la rue en masse.
Les demandes des manifestants peuvent varier, bien qu’un chercheur jordanien surveillant les protestations ait déclaré à Al Jazeera qu’il existe quelques demandes primaires, notamment la suspension de la normalisation avec Entité sioniste, la révision des liens avec les États-Unis et l’annulation d’autres accords énergétiques, gaziers ou commerciaux avec Entité sioniste.
La sécurité jordanienne a répondu aux manifestations avec force par moments et a arrêté des leaders de la contestation issus de divers secteurs de la société, y compris des politiciens, des journalistes et des dirigeants syndicaux, suscitant la critique de groupes de défense des droits de l’homme.
Une pancarte lors d’une manifestation en soutien aux Palestiniens de Gaza à Amman, le 27 mars 2024 [Alaa Al-Sukhni/Reuters]
‘Une affaire jordanienne’
Les forces de sécurité jordaniennes ont justifié les troubles lors des manifestations comme le fait de « fauteurs de troubles » ou de « fantômes », selon le chercheur. Mais les protestations ont fait écho à de larges pans de la société, comprenant à la fois des Jordaniens natifs et des personnes d’origine palestinienne.
Les protestations pro-palestiniennes ont été courantes dans le monde arabe depuis octobre. Mais les manifestations à Amman ont résonné d’une manière que peu d’autres ont fait, attirant l’attention par leur ampleur et leur défiance face aux tentatives des forces de sécurité de les restreindre.
‘Prendre le bâton au milieu’
Les manifestations ont ajouté de la pression sur le roi Abdullah alors qu’il tente de gérer la montée de la colère interne envers sa politique étrangère.
Les autorités jordaniennes ont également exprimé leurs préoccupations concernant un discours de Khaled Meshaal du Hamas fin mars, dans lequel il appelait les Arabes à descendre dans la rue par millions pour protester contre l’occupation israélienne.
La relation de la Jordanie avec Entité sioniste
À court terme, les analystes estiment que les appels des protestataires à rompre les liens avec Entité sioniste et les États-Unis ne sont pas susceptibles de bouleverser l’équilibre actuel.
Le gouvernement jordanien pourrait mettre en avant sa présence dans les pourparlers avec les États-Unis sur la question de Gaza et de la Palestine de manière plus générale.
Des drapeaux palestiniens et jordaniens lors d’une manifestation en soutien aux Palestiniens à Amman, le 29 mars 2024 [Alaa Al-Sukhni/Reuters]