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Tiques géantes en France : Risques de maladies graves à connaître

par charles

Tiques géantes en France : Risques de maladies graves à connaître

À l’approche de l’été, le soleil tarde à pointer son nez, mais les tiques sont de retour. Une espèce particulière, la tique Hyalomma marginatum, surnommée « tique géante » en raison de sa taille pouvant atteindre 8 mm, soit le double des autres espèces, fait parler d’elle. Cette tique est désormais présente dans le sud de la France et en Corse. Selon des données de Santé publique France, 11 départements sont concernés :

  • l’Hérault,
  • le Gard,
  • l’Aude,
  • les Pyrénées-Orientales,
  • les Bouches-du-Rhône,
  • le Var,
  • les Alpes-Maritimes,
  • l’Ardèche,
  • la Drôme,
  • la Corse-du-Sud et la Haute-Corse.

L’Institut Pasteur confirme que cette espèce de tiques est présente depuis plusieurs décennies en Corse et depuis 2015 sur le littoral méditerranéen français.

Carte de France montrant la présence de la tique Hyalomma marginatum

Les dangers de la tique géante

La tique Hyalomma marginatum se distingue de l’espèce Ixodes ricinus, connue pour transmettre la maladie de Lyme et le virus de l’encéphalite à tiques. En plus de sa taille impressionnante, cette tique géante peut transmettre la fièvre hémorragique de Crimée-Congo.

Fièvre hémorragique de Crimée-Congo : un risque réel

Même si « aucun cas humain » n’a été diagnostiqué en France à ce jour, Santé publique France souligne que le risque de contamination est maintenant démontré. Des tiques Hyalomma infectées par le virus ont été identifiées dans le sud de la France. L’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire, confirme que le risque d’émergence de cette maladie sur le territoire est réel, notamment avec l’impact du réchauffement climatique étendant la zone d’influence de ces tiques.

En 2023, et pour la première fois en France, le virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo a été détecté sur des tiques dans des élevages bovins dans le sud de la France et en Corse. Le virus peut en effet se transmettre aux animaux, posant un risque élevé pour les exploitants agricoles, les vétérinaires et les travailleurs d’abattoirs qui sont en contact avec du sang ou des tissus d’animaux potentiellement infectés.

Chez l’humain, la fièvre hémorragique de Crimée-Congo peut provoquer de la fièvre, des frissons, des troubles digestifs et, dans de rares cas, des formes graves avec des saignements incontrôlés.

Comment se protéger ?

Pour se prémunir contre la fièvre hémorragique de Crimée-Congo, il est essentiel d’éviter les piqûres de tiques, surtout au printemps et en été dans les zones à risque comme les garrigues, pâtures et champs. Voici quelques mesures de prévention :

  • Porter des vêtements couvrant les bras et les jambes.
  • Porter des chaussures fermées.
  • Disposer d’un tire-tique ou, à défaut, d’une pince fine pour retirer la tique le plus rapidement possible en cas de piqûre.

Malheureusement, les répulsifs ont une efficacité limitée, souligne Santé publique France.

En cas de piqûre, il est recommandé de surveiller la zone mordue et de consulter un médecin en cas de symptômes.

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