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    Le gouvernement Barnier : attentes et déceptions de la droite

    France

    Nouveau gouvernement de Michel Barnier : une équipe avec des Républicains sans Laurent Wauquiez

    Le futur gouvernement se dessine avec une composition comprenant huit ministres et 16 de plein exercice, dont trois membres des Républicains (LR), mais sans Laurent Wauquiez.

    Les espoirs des Républicains

    Depuis la nomination d’un des leurs à Matignon, les Républicains avaient des aspirations élevées, imaginaire un grand nombre d’élus intégrant le gouvernement pour mettre en œuvre une « politique de droite ». Un proche du Premier ministre plaisante : « Wauquiez avait donné une liste de 50 noms à Barnier ». Cette démonstration de force a contribué à accentuer les tensions avec les macronistes.

    La réalité des négociations politiques

    Un député LR rappelle que « c’est le jeu de la négociation » : demander beaucoup au début avant de revenir à une situation plus réaliste. Finalement, Michel Barnier a proposé neuf postes aux Républicains : trois ministres de plein exercice, incluant le ministère de l’Intérieur confié à Bruno Retailleau, ainsi que six ministres délégués ou secrétaires d’État. Laurent Wauquiez, déçu, déclare : « Ça fait 20% du gouvernement, largement en dessous de notre poids au Parlement », soulignant que son parti compte 180 parlementaires en incluant les sénateurs.

    Satisfaction générale au sein du parti

    Malgré l’absence de Laurent Wauquiez au gouvernement, le reste des Républicains semble satisfait. Ils représentent 47 élus à l’Assemblée, soit une moitié de moins que les macronistes. Un député admet : « Ça ne pouvait pas être un gouvernement LR », ajoutant que « on a le Premier ministre, ça compte pour quatre ministres ! » Ainsi, avec 10 postes dans le gouvernement, incluant celui du Premier ministre, certains estiment que « c’est déjà pas mal », tandis que d’autres reconnaissent que « c’est bien payé vu notre poids ».

    Le choix de Laurent Wauquiez

    Laurent Wauquiez ne sera donc pas ministre. Bien que Michel Barnier lui ait proposé le ministère de Bercy, il a décliné. Il a précisé à ses troupes : « Depuis le début, j’ai dit qu’entrer au gouvernement n’était pas mon obsession ». Wauquiez continuera de diriger le groupe à l’Assemblée, affirmant qu’il doit « consolider le collectif et tenir les troupes ». Un conseiller parlementaire ajoute qu’« on a besoin de son leadership ».

    Une stratégie en vue des prochaines élections

    En réalité, le seul poste qui aurait incité Laurent Wauquiez à quitter l’Assemblée était celui de l’Intérieur. Un député explique que « si jamais le gouvernement ne tient pas longtemps, Beauvau est le seul ministère où tu peux avoir un bilan en quelques semaines ou mois, contrairement à l’économie ». De plus, dans le contexte budgétaire actuel du pays, il souhaite éviter de se compromettre, car l’objectif de Wauquiez demeure la prochaine élection présidentielle. C’est peut-être pour cette raison que Michel Barnier ne lui a pas offert le ministère de l’Intérieur, un soutien du Premier ministre faisant allusion à la loyauté de Retailleau : « Retailleau sera plus loyal ». En attendant, Wauquiez assure : « on va aider Michel dans sa difficile mission ».

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