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Rente de base : une question de dignité et d’égalité

par Sara
France

La société évolue, mais certains restent accrochés à des idées dépassées concernant le travail et la dignité humaine. Cette résistance face à la rente de base, souvent moquée par le terme péjoratif de « paguita », soulève des questions sur le traitement réservé à ceux qui en ont le plus besoin.

La crise du travail : vivre pour travailler ou travailler pour vivre ?

Le travail est devenu le centre de nos vies, mais à quel prix ? La société valorise le surmenage et l’auto-exploitation tout en négligeant l’accès à des emplois dignes pour la majorité. Les défenseurs d’un modèle axé sur le travail semblent croire que la précarité est la seule voie vers la subsistance. Cependant, il est crucial de repenser notre rapport au travail et d’envisager un avenir où celui-ci ne serait qu’une partie de nos vies.

Nous sommes de plus en plus nombreux à reconnaître que la vie ne devrait pas se limiter à travailler jusqu’à ce que mort s’ensuive. En Espagne, le 0,01 % le plus riche détient 18,2 % des richesses, tandis que le 50 % le plus pauvre n’en possède que 2,7 %. Il est temps de penser à une redistribution équitable des ressources.

Les véritables « paguitas »

Si l’on parle de « paguitas », il serait pertinent de se concentrer sur les vraies « paguitas » du système, telles que les subventions et les exonérations fiscales accordées aux grandes fortunes. Pendant que la classe ouvrière paie des impôts et lutte pour vivre, les plus riches profitent de privilèges injustes. En Espagne, le 20 % le plus riche reçoit plus de 30 % des aides publiques, alors que le 20 % le plus pauvre n’en touche que 12 %. Qui mérite réellement ces « paguitas » ?

Il est choquant qu’une personne héritant de plusieurs propriétés vive confortablement, tout en dénigrant une rente de base de 700 € qui garantirait une existence matérielle décente pour tous.

Peut-on avoir une démocratie sans égalité ?

La concentration extrême de la richesse n’est pas seulement une question économique, mais une menace pour la démocratie. Lorsque le pouvoir et la richesse se concentrent entre les mains de quelques-uns, cela compromet la liberté de la majorité. Dans un monde où 1 % de la population détient plus de richesses que les 99 % restants, parler de démocratie devient presque une farce.

Rente de base : un droit, pas une aumône

La rente de base ne doit pas être considérée comme une simple aumône, mais comme un droit fondamental, garantissant que chacun puisse satisfaire ses besoins essentiels. Elle permettrait de rééquilibrer les relations de force entre le capital et le travail, en redonnant aux travailleurs le pouvoir de choisir des conditions de travail dignes.

De plus, la rente de base représente un outil crucial pour l’émancipation des femmes, souvent piégées dans des situations précaires. En garantissant une sécurité financière, elle pourrait catalyser des changements significatifs vers une société plus juste.

Utopie ou réalité ?

Nombreux sont ceux qui qualifient la rente de base d’utopique. Pourtant, il ne s’agit pas d’un simple projet, mais d’une réelle opportunité d’améliorer la vie de millions de personnes. Il est essentiel de dépasser les peurs de perdre des privilèges afin de favoriser une société plus égalitaire où chacun peut aspirer à une vie digne.

Concentration pour la Rente Basique Universelle en Catalogne

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