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Une lettre de menaces inquiétante a été adressée à l’avocat Giacomo Maj, défenseur de Moussa Sangare, incarcéré pour l’homicide de Sharon Verzeni. Cette lettre, reçue à Vérone le 18 septembre, soulève des préoccupations concernant la sécurité et l’intégrité des avocats dans l’exercice de leurs fonctions.
Contenu de la lettre de menaces
La lettre, rédigée à l’ordinateur et signée, contenait des menaces explicites. L’expéditeur y déclarait : « De nombreux immigrés assassins s’en sont sortis avec de faux troubles mentaux poussés par des avocats sans scrupules. Moi aussi, je suis fou et je viendrai vous voir dans votre bureau. » L’auteur a menacé de violence physique si Maj poursuivait sa défense de Sangare. L’inquiétude croissante est alimentée par des propos tels que : « Cet homme doit mourir en prison ».
Réactions de l’Association Italienne des Jeunes Avocats (Aiga)
Carlo Foglieni, président de l’Aiga, a exprimé sa solidarité envers Maj, dénonçant ces actes intimidateurs comme une attaque non seulement contre lui, mais contre l’ensemble de la profession juridique. « Ces menaces visent à saper l’intégrité du droit à la défense, un pilier de notre démocratie », a-t-il déclaré.
Appel à la protection des avocats
Foglieni a souligné que la violence et les intimidations à l’encontre des avocats ne devraient plus être tolérées. Il a également mis en lumière le phénomène d’identification entre l’avocat et son client, qui complique souvent la perception publique des avocats et met en danger leur sécurité. « Les avocats doivent être protégés dans l’exercice de leurs fonctions », a-t-il ajouté.
Un appel à la réflexion
Ce incident soulève des questions importantes sur la sécurité des avocats, particulièrement dans des affaires sensibles comme celle de Moussa Sangare. Le droit à la défense est fondamental et doit être respecté, indépendamment des circonstances. La profession doit faire face à ces défis avec solidarité et détermination.
