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La Dubai-Chocolat, ce produit dont tout le monde parle, suscite un engouement particulier. Mais à quel prix ? Vendue par le chocolatier Lindt à près de 15 euros pour 150 grammes, cette délicatesse fait débat. Pour un kilo, il faut débourser près de 100 euros, un tarif qui ne semble pas justifiable.
Un engouement surprenant
Malgré son prix élevé, les clients font la queue devant les magasins Lindt dans les centres-villes allemands. Pourquoi une telle folie ? Les consommateurs sont tombés dans l’un des plus anciens pièges marketing : la pénurie artificielle. En limitant la quantité d’un produit, les fabricants augmentent sa prétendue exclusivité. Lindt, par exemple, annonce ne vendre que 100 tablettes par jour et par magasin, incitant ainsi les clients à croire que ce qui est rare et cher doit être de qualité.

Le phénomène TikTok
L’engouement pour la Dubai-Chocolat a véritablement pris son envol en décembre 2023, après qu’une influenceuse, Maria Vehera, a partagé une dégustation d’une tablette de chocolat de « Fix Dessert Chocolatier », remplie de crème de pistache et de Knafeh, sur TikTok. Ce produit a été baptisé « Can’t Get Knafeh of it », un jeu de mots qui a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, contribuant à la popularité de la Dubai-Chocolat.
Un symbole de luxe trompeur
Cette fascination pour un produit estampillé « Dubai » soulève des questions sur la consommation. Les consommateurs sont attirés par l’idée d’un produit de luxe, sans réaliser que l’Emirat de Dubaï est souvent associé à des violations des droits humains. En achetant cette chocolat, ils cautionnent indirectement l’image d’une autocratie qui peine à améliorer sa réputation à l’étranger.
La réalité derrière le packaging
Acheter la Dubai-Chocolat signifie, en quelque sorte, célébrer une image soigneusement construite d’un État qui est l’un des pires en matière de droits personnels. Alors que la mort pour homosexualité est inscrite dans la loi, et que les travailleurs migrants subissent des abus, le chocolat devient un symbole de luxe illusoire. Même si Lindt ne soutient pas directement économiquement les Émirats, l’image de Dubaï reste associée à ce chocolat, invitant ainsi à la réflexion.
De plus, certaines grandes surfaces proposent également des variantes de ce chocolat, comme celle de la marque Orient Delight, vendue 8,99 euros pour 200 grammes, mais ce type de produit est à éviter tout autant.