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Au cours de l’ère victorienne, la collecte d’œufs d’oiseaux sauvages, connue sous le nom d’oologie, est devenue une mode populaire qui a conduit à la diminution de nombreuses espèces d’oiseaux. Cette pratique a finalement incité à l’adoption de la loi sur la protection des oiseaux en 1954, rendant illégal le prélèvement ou la destruction des œufs ou des nids des oiseaux sauvages.
Les grandes auk et leur extinction
Les grandes auk (Pinguinus impennis) sont devenues les victimes les plus célèbres de cette pratique. Ces oiseaux marins incapables de voler étaient autrefois abondants dans l’Atlantique Nord, nichant en grandes colonies sur des îles isolées, comme l’île Funk au large de Terre-Neuve, St Kilda en Écosse et l’Islande.
Chassées intensivement pour leur chair, leurs œufs et leurs plumes, leur rareté croissante a par ailleurs augmenté leur valeur pour les collectionneurs. Le dernier couple de grandes auk confirmé a été tué en 1844 sur l’île Eldey, près de l’Islande. Cette action fut menée par des chasseurs cherchant à obtenir des spécimens pour un collectionneur privé, et leur œuf a été détruit lors de l’incident.

L’impact sur d’autres espèces
D’autres espèces ont également souffert des conséquences de la collecte excessive. Par exemple, le papillon bleu mazarine du sud de l’Angleterre a disparu au 19ème siècle, probablement en raison des changements apportés à la récolte du foin, qui entraînaient la coupe de trèfle pendant que cette espèce était encore à l’état de chenille.

Conséquences et protection actuelle
La noctuelle de la New Forest, un papillon noir aux ailes tachetées de rouge, a également disparu au début du 20ème siècle, probablement en raison d’une sur-collecte. Des témoignages rapportent qu’un professionnel a pu capturer environ 600 spécimens en une semaine.
La loi sur la protection des oiseaux a été mise en place pour éviter que de telles catastrophes ne se reproduisent. Elle représente un effort crucial pour préserver la biodiversité et protéger les espèces menacées.