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La justice néerlandaise a mis un terme à la poursuite de Johan van Laarhoven, ancien propriétaire de coffeeshop, après un enquête pénale qui a duré treize ans. La décision a été rendue par le tribunal de Breda, qui a déclaré le ministère public « non recevable » dans ses accusations de blanchiment d’argent criminel et de trafic de drogues douces.
Accord et conséquences juridiques
Le ministère public (OM) a conclu un accord qui inclut le paiement de diverses amendes, variant de 20 000 à 375 000 euros, la réalisation de 460 heures de travaux d’intérêt général, ainsi qu’un remboursement total de 7,75 millions d’euros considérés comme des bénéfices illégaux. Étant donné que les condamnés ont déjà respecté leurs obligations, le ministère public a jugé que l’intérêt de l’État à poursuivre la procédure était désormais nul.
Une affaire aux répercussions nationales
L’affaire de Johan van Laarhoven, âgé de 64 ans, avait pris une ampleur nationale lorsqu’il a été arrêté en 2014 en Thaïlande. Il avait été appréhendé avec sa femme thaïlandaise à Pattaya, où il vivait depuis 2008. Cette arrestation avait suivi une demande d’entraide judiciaire du ministère public néerlandais, qui souhaitait ouvrir une enquête à son encontre.
Considéré par les autorités thaïlandaises comme un grand blanchisseur de drogues, Van Laarhoven a été condamné à 75 ans de prison, et 6 millions d’euros de ses actifs avaient été saisis. Après une intervention du ministre de la Justice de l’époque, il a été autorisé à retourner aux Pays-Bas en 2020, après avoir purgé cinq ans de détention en Thaïlande.
Pression sur le système judiciaire
Le procureur Charles Wiegant a souligné que la chaîne pénale néerlandaise souffre d’une charge de travail élevée et d’un grand nombre de dossiers en attente, ce qui pourrait prolonger indéfiniment la poursuite de cette affaire. La pression médiatique et politique sur le procès a également été jugée excessive, ce qui a conduit à la décision du tribunal de classer l’affaire comme « hors norme ». Le tribunal a affirmé que la manière dont le ministère public a géré cette affaire ne devrait pas se reproduire.
Poursuite des procédures civiles
Malgré l’abandon des poursuites pénales, Johan van Laarhoven continue de se battre pour obtenir réparation. Il a engagé une procédure civile contre l’État néerlandais, demandant des dommages-intérêts pour le traitement qu’il a subi de la part de la justice. Son avocat, Jan Sneep, a indiqué que Van Laarhoven ne cherche pas seulement une compensation financière, mais aussi une reconnaissance du préjudice qu’il a subi.
