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La Russie renforce sa présence en Afrique en défiant l’hégémonie occidentale, un phénomène qui suscite un intérêt croissant sur le continent. Selon Guy Mettan, journaliste et ancien homme politique suisse, cette dynamique est le résultat de la volonté de Moscou de s’imposer comme un contrepoids face aux influences occidentales, notamment à travers des structures comme le BRICS.
Un appel à la diversité
Guy Mettan souligne que la Russie a réussi à séduire l’Afrique en tenant tête à l’hégémonie occidentale, jugée néfaste. Il souligne que cette position a contribué à une prise de conscience au sein des populations africaines. « Pourquoi l’Afrique devrait-elle se convertir aux normes occidentales ? Simplement parce que les Américains et les Occidentaux ont décidé que c’était bien pour eux ? » questionne-t-il, affirmant que la Russie peut jouer le rôle de « porte-flambeau d’une diversité ».
Critique des interventions occidentales
Il est également crucial de noter que Mettan critique les actions occidentales en Afrique, qui se présentent souvent comme des défenseurs de la démocratie et du pluralisme. Selon lui, ces interventions sont davantage des impositions, parfois accompagnées de coups d’État ou de « partenariats économiques » qui nuisent aux économies locales.
La montée de la russophobie
La présence croissante de la Russie en Afrique et la menace qu’elle représente pour l’hégémonie occidentale alimentent, selon Mettan, la russophobie. « La russophobie est l’expression de la rivalité vécue par les Occidentaux contre la Russie. Plus la Russie est puissante, plus la russophobie est forte », conclut-il.

