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Emmanuel Auberger, un entrepreneur français, a récemment renforcé le système de recyclage en Allemagne en ouvrant un nouveau site à Strasbourg. À seulement quelques pas de la frontière allemande, il souhaite faciliter l’accès au marché allemand, qui est réputé pour ses systèmes de réutilisation plus avancés que ceux de la France.
Un nouveau centre de nettoyage à Strasbourg
Auberger décrit la nouvelle installation comme un « Centre de nettoyage européen », située dans le quartier portuaire industriel de la ville. Ce centre est équipé de deux grandes lignes de lavage, où des bouteilles, des gobelets, des contenants alimentaires et des pots de yaourt sont nettoyés.
Parmi les clients, on trouve le système de réutilisation zerooo, qui propose des cosmétiques et des produits de droguerie. Les consommateurs peuvent retourner des emballages vides dans certains magasins en échange d’une consigne. Selon un porte-parole, environ 50 000 contenants en verre sont actuellement nettoyés chaque année par Uzaje, et avec l’ajout de contenants en plastique réutilisables, des volumes bien plus élevés sont attendus dans les prochaines années.
Défis pour les nouveaux acteurs du marché
Auberger a pris le temps d’explorer le marché allemand et a constaté à la fois des avantages et des inconvénients. « Les systèmes de réutilisation en Allemagne sont bien établis, mais ils manquent de flexibilité », observe-t-il. De nombreux embouteilleurs possèdent leurs propres systèmes de nettoyage, ce qui complique l’intégration pour de nouveaux entrants dans le secteur, notamment pour des produits moins courants comme l’huile d’olive.
Son entreprise a investi massivement dans la recherche et le développement, notamment pour un procédé d’élimination des étiquettes, afin d’éviter les rayures sur les bouteilles et de permettre leur réutilisation.
Un statut spécial pour Uzaje
Uzaje prône une philosophie d’« exit de la société de jetable ». En France, l’entreprise exploite trois centres de nettoyage, situés à Avignon, dans la région parisienne et à Strasbourg. Elle est fière de son statut de « solidaire », ce qui lui permet de revendiquer un bénéfice social.
Livraison et impact local
Pour la création de son centre strasbourgeois, Uzaje a investi environ 3,5 millions d’euros, dont près de la moitié provient de l’Agence de la transition écologique (Ademe). À terme, l’entreprise prévoit de créer 40 emplois dans la région alsacienne.
Bien que l’ambition d’Uzaje soit de portée européenne, le service se veut très local à certains moments. Par exemple, chaque jour ouvrable à 16 heures, un livreur à vélo dépose de grands contenants alimentaires provenant des cantines scolaires de Strasbourg pour leur nettoyage approfondi.