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Les AESH, ces accompagnants d’élèves en situation de handicap, sont appelés à faire grève partout en France ce jeudi. Ils réclament plus de reconnaissance, une meilleure rémunération et des recrutements supplémentaires.
Un appel à la grève généralisé
Un appel à la grève est lancé ce jeudi partout en France pour les AESH. Ces professionnels, pour l’immense majorité des femmes, sont insuffisants pour répondre aux besoins croissants des élèves. De plus en plus d’AESH abandonnent leur poste et changent de métier. Ils demandent des recrutements supplémentaires, des moyens accrus et une meilleure reconnaissance de leur travail.

Conditions de travail dégradées
* »On demande de plus en plus aux AESH d’être les pansements de l’école inclusive, »* se désole Anne Dormart, représentante académique pour la CGT Educ’action en Picardie. * »La liste des missions ne cesse de s’allonger : animateurs, éducateurs, aide-soignants… Et on n’a aucune amélioration de nos conditions de travail, »* ajoute-t-elle.
Une AESH de l’agglomération grenobloise témoigne : * »J’ai commencé ce métier il y a une dizaine d’années et la norme, c’était de s’occuper d’un seul enfant, voire deux si vraiment il manquait de moyens. Aujourd’hui, je travaille dans deux lycées et m’occupe de trois élèves, parfois plus. C’est très compliqué, on n’a pas l’impression de faire correctement notre travail. »*
Selon les syndicats, ce manque d’AESH est accentué par les faibles salaires, le manque de considération et de valorisation de ce métier, ainsi que le manque de formation.
Des salaires souvent en dessous du Smic
Les AESH en France représentent environ 10% des personnels de l’Éducation Nationale. Le salaire moyen s’élève à environ 900 euros par mois pour 24 heures de travail. Beaucoup d’AESH perçoivent un salaire inférieur au Smic, travaillant avec des contrats à temps partiel. Une AESH du Calvados confie : * »Tous les ans, je me demande si je continue, car on est très mal payé et on ramène chez nous les problématiques du quotidien. »*