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    Économie israélienne : ralentissement et défis persistants en 2024

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    Économie israélienne : ralentissement et défis persistants en 2024

    Dans un contexte économique volatile, le Bureau central des statistiques israélien a publié une mise à jour sur les données de croissance pour le troisième trimestre de 2024, indiquant une croissance annuelle de 4 % par rapport à une estimation précédente de 3,8 %.

    Cependant, ces chiffres ne traduisent pas une amélioration significative, selon le journal israélien Calcalist, car les indicateurs généraux demeurent éloignés de la stabilité, révélant un ralentissement économique évident par rapport à l’année précédente.

    Nouveau tableau de la croissance : un rendement en berne

    Les récentes mises à jour indiquent une hausse de l’investissement de 25,4 % comparé à 21,8 % dans les estimations précédentes, mais cela n’a pas suffi à compenser le ralentissement économique de l’année.

    Malgré cette augmentation d’investissement, le produit intérieur brut pour le troisième trimestre a enregistré une baisse de 1,1 % par rapport à la même période de 2023, soulevant des questions sur l’efficacité des investissements récents pour stimuler l’économie.

    Les composantes de la croissance : un tableau mitigé

    Bien que certains secteurs aient montré une légère amélioration, la baisse de plusieurs indicateurs clés reflète une instabilité évidente dans la performance économique. Par exemple, la croissance du produit économique des entreprises a été inférieure aux attentes, atteignant seulement 5,1 % contre 5,4 % dans les estimations antérieures, d’après Calcalist.

    Malgré une légère diminution des dépenses publiques, celles-ci restent en baisse de 6,8 % par rapport à 10,8 % dans les prévisions précédentes.

    Un aspect particulièrement préoccupant, selon le journal, est que la consommation privée, qui est une pierre angulaire de la croissance économique, n’a augmenté que de 8,2 %, ce qui est inférieur à l’estimation précédente de 8,6 %, indiquant un maintien de la prudence des consommateurs et une baisse de la confiance des consommateurs.

    Les secteurs immobilier et technologique en difficulté

    Le rapport indique que l’augmentation de l’investissement est due à une croissance de 14,6 % dans le secteur des technologies avancées, ce qui semble positif en surface, mais cela a été réalisé au détriment d’autres investissements, comme la propriété intellectuelle, qui n’ont augmenté que de 8 % contre 14,1 % dans les prévisions précédentes, reflétant une faiblesse en innovation et en recherche.

    Concernant le secteur de la construction, une hausse de l’investissement dans la construction de logements a été observée, atteignant 35,3 % par rapport à 29,4 % dans les estimations précédentes, avec également une élévation dans l’investissement dans des bâtiments non résidentiels de 27,3 % par rapport à 19,5 %.

    Cependant, ces chiffres peuvent donner une image trompeuse, car les niveaux d’investissement dans le secteur de la construction demeurent inférieurs de 19,7 % par rapport à l’année précédente, ce qui pourrait signaler un ralentissement à long terme dans le secteur immobilier.

    Le commerce extérieur et les exportations en crise

    Un des aspects les plus préoccupants, selon Calcalist, est la performance des exportations, qui ont chuté de 6,5 % par rapport au troisième trimestre de 2023 (hors exportations du secteur des startups et des diamants), ce qui reflète une baisse nette de la demande mondiale pour les produits israéliens.

    Ces chiffres confirment les défis continus auxquels fait face le commerce extérieur, dans un environnement économique instable, selon Calcalist.

    Un panorama sombre

    En dépit des tentatives de présenter les données sur un ton plus optimiste, la réalité indique que le produit intérieur brut demeure inférieur de 1,1 % par rapport à l’année précédente, tandis que le produit économique des entreprises souffre d’une baisse de 3,1 %, selon Calcalist.

    Bien que les dépenses de consommation privées et publiques aient augmenté respectivement de 3,5 % et 14,2 %, cela ne traduit pas un véritable redressement, mais plutôt une augmentation des dépenses gouvernementales pour compenser le déclin économique, selon le journal.

    Les chiffres mis à jour -publiés par Calcalist- révèlent une économie souffrant de perturbations structurelles claires, avec un ralentissement de la croissance, une faiblesse de la consommation, une baisse des exportations et un recul des investissements dans les secteurs clés.

    Alors que ces défis persistent, l’économie israélienne semble toujours coincée dans une phase d’incertitude, soulevant des questions sur sa capacité à réaliser un redressement durable dans un avenir proche.

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