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Dans le Doubs, le procureur de la République de Besançon a confirmé, ce mercredi 22 janvier, que les tirs dirigés contre quatre commerces du Grand Besançon et deux commerces à Audincourt sont tous liés au trafic de stupéfiants et ont été commis par la même équipe.
Des tirs orchestrés par la même équipe
C’est désormais une certitude : les mitraillages de quatre commerces du Grand Besançon, comprenant un bar à chicha d’Avanne-Aveney, un barbier du quartier Rivotte, un restaurant rue Léo Lagrange et un garage auto-moto dans le quartier des Montboucons, ainsi que deux commerces d’Audincourt (un bar à chicha et le KS Burger), ont tous été effectués par la même équipe. Le procureur de la République de Besançon, Étienne Manteaux, a qualifié cette équipe de « sème la peur ». Il a précisé que les investigations ont révélé que les armes utilisées étaient identiques dans chaque cas, à savoir des armes de guerre utilisant des munitions de calibre 7,62.
Les commerces visés n’ont pas été choisis au hasard. Tous ont un lien de proximité avec des trafiquants de drogue déjà condamnés. « Il y a manifestement un lien avec le trafic de stupéfiants », a déclaré le procureur.

Investigations en cours
Une information judiciaire a été ouverte pour tentative de meurtre concernant le bar à chicha d’Avanne-Aveney, car des personnes étaient présentes au moment des tirs, sans être blessées. Les autres faits sont qualifiés de dégradation par des moyens dangereux, détention et usage d’armes de guerre, ainsi que mise en danger délibérée de la vie d’autrui. « Aucune interpellation à ce jour », a indiqué Étienne Manteaux.
Liens potentiels avec des arrestations récentes
Les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour déterminer s’il existe un lien entre ces tirs d’intimidation et l’arrestation par Interpol d’un fugitif bisontin au Maroc, soupçonné de plusieurs fusillades, le 10 janvier, veille des premiers tirs contre le bar à chicha. La justice s’interroge également sur un lien éventuel avec la découverte d’un stock de 1,7 kg de « poudre flash », un explosif puissant, le 20 janvier dans le quartier de Planoise à Besançon. Dans cette affaire, le fils de la locataire de la cave où l’explosif a été trouvé a été placé en garde à vue et doit être déféré ce mercredi au tribunal de Besançon.