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Human Rights Watch salue la reprise de l’enquête sur Beyrouth

par Sara
Liban

Human Rights Watch salue la reprise de l’enquête sur Beyrouth

Human Rights Watch a exprimé sa satisfaction, mais avec prudence, quant à la reprise de l’enquête sur l’explosion dévastatrice du port de Beyrouth, survenue en 2020 et ayant causé la mort de 200 personnes. L’organisation a déclaré que la reprise de l’enquête « donne un espoir teinté de prudence ».

Contexte de l’enquête

Après deux années de blocages causés par les autorités libanaises et de manœuvres politiques, Human Rights Watch a rapporté que le juge chargé de l’enquête sur cette tragédie a relancé ses investigations. Selon des médias, le juge Tarek Bitar a convoqué le 16 janvier 2025 dix fonctionnaires et responsables de la sécurité en lien avec l’explosion, et les audiences d’enquête sont prévues dans les mois à venir.

Les obstacles à l’enquête

L’enquête était en suspens depuis décembre 2021, en raison des ingérences politiques. Le 23 janvier 2023, le juge Bitar avait tenté de reprendre l’enquête, mais son effort avait été interrompu par le procureur général de l’époque, Ghassan Oueidat, qui avait été accusé par Bitar dans cette affaire.

Les attentes autour de la reprise de l’enquête

Selon Human Rights Watch, « la reprise de l’enquête offre un espoir prudent de voir les responsables de l’explosion dévastatrice, qui a frappé le port de Beyrouth en 2020, être tenus pour responsables ». Cette tragédie a coûté la vie à plus de 200 personnes et blessé des milliers d’autres, « après une longue attente ».

Les déclarations des autorités libanaises

Un rapport de Human Rights Watch a révélé que la catastrophe, considérée comme « l’un des plus grands explosions non nucléaires de l’histoire récente », était due à l’inaction du gouvernement face à la protection du droit à la vie, et a mentionné une possible implication de hauts responsables au Liban.

Le 14 janvier de cette année, Nohad Salam, dans son premier discours en tant que Premier ministre désigné, a promis de travailler pour rendre justice aux victimes de l’explosion du port de Beyrouth. Le président élu, Joseph Aoun, avait précédemment déclaré le 9 janvier, dans son premier discours devant le Parlement, qu’il n’y aurait aucune ingérence dans le travail du pouvoir judiciaire durant son mandat, affirmant qu’il « n’y aurait pas de protections pour les criminels ou les corrompus ».

Appel à l’action

Human Rights Watch a exhorté le nouveau gouvernement et le président libanais à collaborer avec le Parlement pour « éliminer les obstacles politiques et juridiques qui ont entravé l’enquête ».

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