Table of Contents
La cuenca del Segura, située dans le sud-est de l’Espagne, est en crise, avec des niveaux d’eau alarmants atteignant seulement 20,3 % de sa capacité totale. Cette situation critique s’aggrave alors que les réserves d’eau continuent de diminuer, plongeant la région dans une situation de stress hydrique sans précédent.
Une situation inquiétante
Le Segura se trouve au niveau le plus bas de toutes les régions espagnoles, approchant des niveaux historiques similaires à ceux de la Catalogne, qui avait déjà envisagé d’importer de l’eau dessalée par bateau. Les plans du gouvernement pour le sud-est de l’Espagne semblent cependant peu prometteurs, alors que le ministère de la Transition écologique envisage de réduire encore les transferts d’eau du Tajo vers le Segura, après plusieurs coupes au cours des dernières années.
Des réservoirs en hausse, mais une pénurie persistante
Les deux réservoirs qui alimentent l’aqueduc, Buendía et Entrepeñas, affichent des niveaux record, triplant presque le seuil minimum requis pour les transferts. En seulement une semaine, ces réservoirs ont enregistré un gain de 18 hectomètres cubes, représentant 66 % du volume d’eau destiné au Segura pour un mois entier. Malgré cela, la quantité d’eau transférée a été limitée, passant de 38 à 27 hectomètres cubes depuis 2021.
Des solutions contestées
La réponse du gouvernement, sous la direction de Pedro Sánchez, a été de miser sur la dessalisation de l’eau. Cependant, cette approche présente des différences notables par rapport à son utilisation dans des régions comme Barcelone, où l’eau est principalement destinée à des usages domestiques et urbains, contrairement à son utilisation agricole dans le sud. Les agriculteurs ont exprimé des préoccupations quant au coût élevé de cette eau, qui nécessite un mélange avec d’autres sources pour ne pas nuire aux cultures.
Image de la conduite du transfert Tajo-Segura
