Table of Contents
Le procès opposant Antoinette Lattouf à l’ABC a pris fin après deux jours supplémentaires d’audience, offrant un certain soulagement à toutes les parties concernées. Les équipes juridiques de Lattouf et de l’ABC disposent maintenant de neuf jours ouvrables pour rédiger leurs réquisitions finales pour le juge Rangiah.
Témoignages entendus lors du procès
Ce jour-là, nous avons entendu Ben Latimer, le directeur de l’audio, responsable de toutes les stations de radio, des podcasts et de 500 employés. Latimer a eu des difficultés à répondre aux questions de l’avocat de Lattouf, Fagir, qui lui posait des propositions de plus en plus complexes.
Latimer a reconnu qu’il n’était pas expert des diverses règles et régulations de l’ABC, ayant seulement travaillé pour l’organisation pendant 18 mois, dont trois mois au moment des faits.
Fagir a tenté d’inclure Patricia Karvelas, une autre journaliste de l’ABC, dans le débat, en demandant si son activité sur les réseaux sociaux enfreignait les directives. Les deux témoins ont refusé de répondre.
Déclarations de la responsable de Lattouf
Plus tôt, Elizabeth Green, la responsable directe de Lattouf, a corroboré de nombreux éléments de son témoignage, indiquant qu’elle avait peut-être conseillé à Lattouf de ne rien publier de « controversé » ou « déséquilibré », tout en lui permettant de partager des faits provenant de « sources réputées ».
Réquisitions finales et complexité du procès
Le juge Darryl Rangiah a donné des instructions sur la manière dont il souhaitait recevoir les arguments de clôture des parties, et a ajourné l’affaire aux 27 et 28 février. Il a souligné la complexité de l’affaire en raison du nombre d’emails et des différents intervenants, demandant un récit des événements pertinents, accompagné des extraits d’emails dans les soumissions écrites.
Problèmes liés à l’activité sur les réseaux sociaux
Lors de l’audience, Melkman a convenu qu’il n’avait pas contesté la décision de la direction de renvoyer Lattouf, ayant, selon les mots de Fagir, « conclu que Mme Lattouf avait peut-être enfreint les directives relatives à l’utilisation personnelle des réseaux sociaux ». Cependant, il a nié que les opinions de Lattouf sur le comportement d’Israël aient influencé cette conclusion.
« Je dirais que c’était son activité antérieure sur les réseaux sociaux, et non les opinions elles-mêmes », a-t-il déclaré.
Discussion sur les posts de Karvelas
Les publications de Patricia Karvelas sur X (anciennement Twitter) concernant des sujets variés, y compris la Journée de l’Australie et l’état de Roe v Wade, ont été présentées au tribunal. Melkman a refusé de commenter leur conformité avec les normes, les considérant hors de leur contexte.
Contexte autour du licenciement de Lattouf
Latimer a été interrogé sur un article publié dans The Australian peu après le licenciement de Lattouf. Cet article contenait des détails sur la gestion de la situation par l’ABC, y compris des plaintes reçues. Latimer a affirmé qu’il ne savait pas comment le journal avait eu accès à ces informations.
Conclusion du témoignage de Latimer
Latimer a terminé son témoignage en affirmant qu’il n’avait jamais été chargé d’examiner les comptes de réseaux sociaux de Patricia Karvelas. Fagir a soulevé la question de savoir si la véritable raison pour laquelle l’ABC avait examiné de près les réseaux sociaux de Lattouf était liée à sa sympathie pour les droits humains des Palestiniens, ce à quoi Latimer a reconnu que les politiques de médias sociaux de l’ABC étaient distinctes des politiques éditoriales.
Il a également admis qu’il n’était pas sûr que Lattouf ait enfreint les politiques éditoriales et que sa préoccupation principale était qu’elle n’ait pas respecté une directive de ne pas publier sur le conflit israélo-palestinien pendant qu’elle était à l’antenne.