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    Soutien des sociétés de santé mentale face à la polémique politique

    France

    Le rejet du Plan d’Action de Santé Mentale par les communautés du Parti Populaire a suscité un « stupéfiant » parmi la majorité des sociétés de psychiatrie, de psychologie et de santé mentale. Ces dernières défendent avec vigueur ce document qui promeut un modèle d’**assistance plus humanisé**, favorisant un **usage réduit de psychotropes et un accroissement des ressources**.

    Une réaction unanime des professionnels

    Des porte-paroles de plusieurs organisations impliquées dans l’élaboration de ce plan, consensuel entre le Ministère de la Santé, le Comité Institutionnel des Communautés Autonomes et une trentaine de sociétés scientifiques, expriment leur désaccord face à la justification du rejet reposant uniquement sur la position de la **Société Espagnole de Psychiatrie et de Santé Mentale (SEPSM)**. Cette dernière s’est désolidarisée du plan, arguant qu’il entraînait une **réduction du nombre de professionnels** et que la **déprescription** proposée sur les psychotropes favoriserait une stigmatisation accrue de la santé mentale.

    Vers une utilisation responsable des médicaments

    Selon José Valdecasas de l’Association Espagnole de Neuropsychiatrie-Professionnels de Santé Mentale (AEN-PSM), le plan renforce au contraire les équipes de santé mentale en plaidant pour un modèle communautaire plus humanisé. Il propose des alternatives à l’institutionnalisation et un usage plus rationnel des médicaments, les réservant aux cas où ils sont véritablement nécessaires.

    « **Nous défendons la vision scientifique d’une utilisation prudente des médicaments**. Beaucoup de problèmes de souffrance mentale sont liés à des enjeux sociaux, professionnels ou d’accès au logement, qui ne peuvent être résolus par la psychiatrie ou la psychologie, » précise ce psychiatre de l’Hôpital Universitaire des Canaries.

    Un plan pour lutter contre la stigmatisation

    Pour la **Société Espagnole de Psychologie Clinique-Anpir**, le sentiment est de « choc, d’incompréhension et de douleur » face à une « bataille politique » qui a fait échouer un plan bénéfique pour l’ensemble de la société. Son président, Javier Prado, souligne que ce plan vise à revitaliser la santé mentale communautaire, à « désinstitutionnaliser » l’intervention et à établir une planification adéquate des ressources humaines.

    Ce plan, qualifié d' »anti-stigmatisation », promeut l' »émancipation des patients » et défend une « prescription sociale » pour des problématiques sociales qui sont médicalisées sans nécessité. Miguel Guerrero, coordinateur du groupe de travail sur la prévention du suicide, ajoute que ce qui a fait échouer le plan n’est pas un parti politique mais « le lobby de la psychiatrie biologique ».

    Les patients, les véritables perdants

    Paula Laita de la Société Espagnole de Psychiatrie et de Psychothérapie de l’Enfant et de l’Adolescent (Sepypna) partage le mécontentement de la SEPSM concernant le manque de collaboration sur le document final transmis au Conseil Interterritorial. Elle estime que le plan est « globalement bon » avec des manques, car il doit s’adapter aux réalités variées des différentes communautés.

    Elle espère que le débat sur la santé mentale pourra se faire sans politisation, car « les patients, leurs familles et les professionnels sont ceux qui souffrent de cette confusion ».

    Soutien des organisations de santé mentale

    D’autres organisations, telles que l’**Association Espagnole d’Infirmière de Santé Mentale (AEESME)**, expriment leur soutien au plan, signalant que freiner son avancement équivaut à « noyer l’amélioration de l’accès à la psychothérapie et aux soins en santé mentale ». L’**Association Madrilène de Santé Mentale (ASMS)** a également exprimé un soutien ferme au document, appelant les communautés qui l’ont rejeté à « reconsidérer leur position ».

    Critiques ayant conduit à l’échec du plan

    La **Société Espagnole de Psychiatrie et de Santé Mentale** avait suggéré d’augmenter le nombre de professionnels pour répondre efficacement à la demande croissante en santé mentale. Cependant, la SEPSM déclare que cette augmentation n’a pas été prise en compte dans le plan, qui induirait une diminution du nombre de ces professionnels.

    Le **Conseil Général de la Psychologie (COP)** a également exprimé des désaccords, indiquant que le texte ne leur avait pas été soumis pour consultation publique. Le directeur général de santé mentale d’Aragón, Manuel Corbera, a précisé que le plan n’a pas été soutenu en raison de l’absence d’une justification budgétaire claire et suffisante.

    Santé Mentale | Psychiatrie | Psychologie | Soins | Politique | France
    source:https://www.elmundo.es/ciencia-y-salud/salud/2025/02/15/67b0b7bde9cf4ae16d8b4576.html

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