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François Bayrou est convoqué par la commission d’enquête parlementaire sur les violences en milieu scolaire, une initiative lancée à la suite de l’affaire Bétharram. Cette annonce a été faite le mercredi 12 mars, soulignant l’importance et la légitimité de cette enquête.
Une convocation attendue
La présidente de la commission, Fatiha Keloua Hachi (PS), a affirmé lors d’une conférence de presse que *« Monsieur Bayrou sera auditionné par la commission »*. Les corapporteurs Paul Vannier (LFI) et Violette Spillebout (Renaissance) étaient également présents pour soutenir cette démarche. Paul Vannier a ajouté que François Bayrou, en tant que ministre de l’Éducation et président du Conseil départemental, pourrait apporter des éclairages précieux sur les travaux de la commission.
Obligation de se présenter
Interrogée sur la possibilité que le Premier ministre refuse de se présenter, Fatiha Keloua Hachi a précisé que *« le gouvernement actuel ne peut pas se soustraire »* à une telle convocation. Elle a également mentionné que seul le président de la République et son entourage proche pourraient envisager une telle option.
Les enjeux de la commission
Une ordonnance établissant les règles parlementaires impose au chef du gouvernement de répondre à la convocation des commissions d’enquête. La commission des Affaires culturelles et de l’Éducation a reçu le pouvoir d’enquêter pendant six mois sur *« les modalités du contrôle par l’État et de la prévention des violences dans les établissements scolaires »*, qu’ils soient publics ou privés.
Le champ d’enquête inclut tous les établissements scolaires, y compris ceux sous contrat comme Notre-Dame-de-Bétharram, qui est au centre d’un scandale lié à des violences et des agressions sexuelles sur plusieurs décennies. Le parquet de Pau est actuellement saisi de plus d’une centaine de plaintes concernant ces faits.
Des accusations lourdes
Depuis début février, François Bayrou fait l’objet d’accusations fondées sur plusieurs témoignages affirmant qu’il était au courant de la situation à l’établissement, ce qu’il dément. Ces allégations surviennent alors que certains de ses propres enfants ont été scolarisés dans cette institution.
