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La récente exposition intitulée « Goya. Gravé dans la rétine » met en lumière l’influence de Francisco de Goya sur le cinéma et l’audiovisuel. Cette présentation, qui se déroule à Zaragoza, illustre comment le peintre de Fuendetodos a anticipé l’avènement du cinéma, un phénomène qui est survenu près de 70 ans après sa mort. Les œuvres de Goya, notamment ses célèbres gravures, ont été des sources d’inspiration majeures pour le monde du film.
Un aperçu de l’exposition
L’exposition propose une variété d’images des séries de gravures telles que « Les Caprices », « Les Désastres », « La Tauromachie » et « Les Disparates », accompagnées de la remarquable « Crucifixion » d’Antonio Saura. Les visiteurs peuvent également découvrir des projections qui mettent en scène les œuvres graphiques du maître espagnol.

Un message intemporel
Selon Pedro Olloqui, directeur général de la Culture, Goya est l’artiste le plus « cinématographique » de toute l’histoire de l’art, ayant influencé de nombreuses thématiques et techniques artistiques qui ont suivi. Sa capacité à dépeindre la rupture entre le monde réel et l’irréel résonne encore aujourd’hui dans les œuvres contemporaines.
Olloqui souligne que l’impact de Goya sur la culture dynamique du monde audiovisuel est indéniable, comme en témoignent les réalisations cinématographiques qui explorent les motifs et les messages de l’artiste.
Les gravures de Goya : un témoignage social
La première partie de l’exposition examine la portée des gravures de Goya comme témoignage et document social de son époque. Elle commence par présenter un Goya vibrant, joyeux et populaire à travers sa série « La Tauromachie », qui a été immortalisée dans des documentaires tels que le film italien « Francisco de Goya » (Luciano Emmer, 1951), avec une bande sonore d’Andrés Segovia.
Ensuite, l’exposition aborde le caractère critique de Goya, qui dénonçait l’hypocrisie, l’ignorance et les vices de son peuple dans ses œuvres comme « Les Caprices », ainsi que dans des productions telles que « Goya, génie et rébellion » (Konrad Wolf, 1971) et « Goya, chien infini » (Antonio Pérez Olea, 1976).
Un Goya créatif
La seconde partie de l’exposition dévoile Goya en tant qu’imaginateur, créateur puissant dont les mondes fantastiques et oniriques ont inspiré de nombreux artistes et cinéastes, parmi lesquels Bigas Luna et Carlos Saura avec son film « Goya à Bordeaux » (1999). On y trouve également des références à Luis Buñuel et d’autres œuvres de vidéocreation.
Fernando Sanz, commissaire de l’exposition, souligne l’importance de la filmographie, notamment « Goya à Bordeaux », qui met en lumière le pouvoir narratif et esthétique de l’œuvre de Goya.
Vers le Bicentenaire
Cette exposition s’inscrit dans le cadre des événements précédant le bicentenaire de la mort de Goya, prévu pour 2028, renforçant ainsi l’importance de son héritage culturel dans le paysage artistique actuel.