Accueil ActualitéCampus cyber en France : nouvelle dynamique pour la cybersécurité

Campus cyber en France : nouvelle dynamique pour la cybersécurité

par Sara
France, Europe

Quelques mois après son élection à la tête du Campus cyber, Joffrey Célestin-Urbain présente ses grandes orientations. Élu au printemps, il dirige cette structure publique-privée située dans un immeuble de 26 000 mètres carrés à La Défense, visant à rassembler l’écosystème de la cybersécurité en rapprochant grandes entreprises, start-up, recherche et acteurs publics.

Les Grands Axes de Travail

Lors de sa prise de fonction, Joffrey Célestin-Urbain a plaidé pour une densification du site, un concept liant fidélisation et ancrage, qui passe par une « nouvelle proposition de valeur ». Ces initiatives doivent être mises en œuvre dans les six mois afin de créer un « nouveau modèle d’affaires ».

Recréer une Dynamique

Après une année 2024 marquée par des changements dans les effectifs, le patron du Campus Cyber souhaite « recréer une dynamique » entre les membres. Il a été frappé par le témoignage d’une jeune entreprise qui a mis trois ans à découvrir que son voisin d’étage, une équipe de recherche du CNRS, travaillait sur des sujets d’intérêt commun.

Le Campus Cyber doit également offrir aux étudiants des débouchés naturels dans les organisations présentes sur le site, et faciliter l’accès des start-up aux organismes de recherche sur des thématiques partagées. Cela pourrait également permettre aux entreprises de davantage se rapprocher des responsables de la sécurité des systèmes d’information de grands groupes.

Transposition de la Directive NIS 2

Joffrey Célestin-Urbain mise sur la transposition de la directive européenne NIS 2, actuellement en cours au Parlement. Il propose que le Campus Cyber serve de plateforme pour faciliter la mise en conformité des organisations concernées, les aidant ainsi à gérer leur risque et leur résilience.

Rapprochement des Écosystèmes Cyber Européens

Un troisième projet évoqué par le nouveau directeur vise à rapprocher les écosystèmes cyber européens. Cela permettrait, par exemple, de réduire la dépendance des collectivités allemandes à l’égard des solutions françaises. Ce sujet est souvent décrit comme un « serpent de mer », car les professionnels du secteur constatent qu’il est plus facile de faire des affaires aux États-Unis qu’en Europe, en raison des disparités au sein du Vieux Continent.

Un Appel à la Réflexion

Le nouveau patron du Campus Cyber est sous haute surveillance. Un rapport de la Cour des comptes a récemment pointé un projet « insuffisamment mûri ». Bien que la structure remplisse ses engagements en matière de gestion des locaux et d’événements, son animation reste complexe, souvent entravée par les exigences de confidentialité des administrations de l’État et des entreprises privées.

Cela pourrait vous intéresser

Laisser un commentaire