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Une nouvelle phase de sanctions économiques de l’UE contre la Russie pour affaiblir ses revenus pétroliers
Depuis février 2022, l’Union européenne intensifie ses mesures pour limiter le soutien financier de la Russie à son effort de guerre en Ukraine. C’est dans cette optique que l’UE a adopté, ce vendredi 18 juillet 2025, un 18e paquet de sanctions, considéré comme l’un des plus sévères à ce jour, visant à réduire significativement les revenus issus des exportations de pétrole russe.
Ce nouveau mécanisme prévoit notamment la réduction du seuil de prix du pétrole brut russe autorisé à l’exportation, fixé désormais à environ 45 dollars le baril, soit 15 % de moins que le prix moyen sur le marché. Jusqu’à présent, ce plafond était fixé à 60 dollars, mais la baisse des prix du pétrole sur le marché mondial a incité l’UE à revoir ses seuils pour plus d’efficacité. Selon une source diplomatique, si les prix continuent de baisser, le système suivra cette tendance en maintenant toujours un écart de 15 %.
Une pression accrue sur le financement de la guerre en Ukraine
Les autorités européennes restent déterminées à affaiblir économiquement la Russie, dont les exportations pétrolières représentent encore un tiers de ses revenus, essentiels pour financer ses opérations militaires. Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne, a affirmé que « l’Union européenne vient d’adopter l’un de ses paquets de sanctions les plus efficaces contre la Russie à ce jour » et souligne l’engagement de l’UE à maintenir cette pression jusqu’à ce que la Russie mette fin à son offensive en Ukraine.
« Nous continuerons à augmenter les coûts de l’agression jusqu’à ce que Moscou décide de s’arrêter », déclare Kaja Kallas.
En parallèle, l’UE a prévu d’autres mesures pour restreindre encore davantage le financement russe, notamment l’interdiction d’importer certains produits raffinés de pétrole ou encore de cibler les navires utilisant des circuits de contournement pour contourner les sanctions.
Une coopération essentielle avec les États-Unis
Ce 18e paquet de sanctions reste soumis à l’approbation des États membres, notamment de la Slovaquie, qui a levé son veto après avoir obtenu des garanties d’approvisionnement en gaz. La France, quant à elle, saluait l’adoption de cette nouvelle étape, Jean-Noël Barrot déclarant sur X : « Nous adoptons des sanctions sans précédent afin de contraindre Poutine à cesser cette guerre ».
Les États-Unis, liés à l’UE par un accord au G7, tentent également d’instaurer un plafond du prix du pétrole russe fixé à 60 dollars. Cependant, la dynamique du marché et les négociations en cours entre partenaires occidentaux compliquent la mise en œuvre d’un seuil unique et efficace.
Une volonté commune pour déstabiliser l’économie russe
Le but affiché par cette série de mesures est de réduire de manière drastique les ressources financières de la Russie, essentielles pour financer ses opérations militaires en Ukraine. La réduction des revenus pétroliers, estimée à 30 % depuis la mise en place du plafond à 60 dollars, constitue un levier stratégique pour faire plier Moscou.
Ce dispositif s’inscrit dans une stratégie globale visant à affaiblir la capacité de la Russie à poursuivre la guerre et à exercer des pressions supplémentaires sur Vladimir Poutine. La coordination avec les partenaires transatlantiques demeure centrale pour maximiser l’impact de ces sanctions économiques.