Table of Contents
Une série d’interpellations menées en juin à Orléans met en lumière la gravité de la pédocriminalité en France. Trois suspects, tous ayant envisagé ou tenté de passer à l’acte, ont été arrêtés par les forces de l’ordre avant qu’ils ne puissent commettre leur crime, révélant un zèle accru dans la lutte contre la délinquance sexuelle sur mineurs.
Des projets criminels déjoués de justesse
Le 23 juin, la police a procédé à l’arrestation d’un homme qui préparait l’enlèvement, la séquestration, le viol et la mort d’une fillette de 10 ans dans la région d’Orléans. Selon les enquêteurs, l’individu, déjà condamné antérieurement pour possession d’images pédopornographiques, avait minutieusement planifié son acte. Il avait repéré les trajets de l’enfant, ses habitudes, et était en possession de divers outils tels qu’une corde, des médicaments destinés à la droguer, ainsi que des vêtements adaptés à une victime mineure.
Les investigations ont également permis la découverte sur son ordinateur de dizaines de milliers de photos et de vidéos pédopornographiques. Bien qu’il n’ait pas encore passé à l’acte, son projet macabre a été stoppé de justesse par l’action combinée des forces de l’ordre de l’Office des mineurs (Ofmin) et de la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI).
Une traque en ligne révélatrice
Ce cas n’est pas isolé. Un autre suspect, également à Orléans, a été arrêté en juin après avoir été infiltré sur des forums pédocriminels du dark web par un enquêteur. Ce dernier a découvert que l’individu, un quinquagénaire connu pour détenir déjà des images pédopornographiques, complotait pour kidnapper une fillette, la violer, puis la tuer. Grâce à une surveillance numérique et à un partage de contenus déshumanisants via une intelligence artificielle, les policiers ont pu anticiper ses intentions. L’homme partageait des photos manipulées d’enfants déshabillés, tout en recevant des conseils d’autres pédocriminels sur ses méthodes.
« Il s’agissait d’un pédocriminel qui avait méticuleusement préparé son crime », ont souligné les enquêteurs.
Il entrait dans une phase avancée de préparation, ce qui a permis aux forces de l’ordre d’intervenir avant qu’un drame ne se produise.
Les révélations des investigations
Les perquisitions effectuées chez ces suspects ont révélé des éléments alarmants. Outre la corde et les médicaments, leurs ordinateurs contenaient des images et vidéos pédopornographiques, dont une grande majorité représentant des enfants en situation de déshabillage ou de scénarios déviants. Parmi les fichiers saisis, plus de 100 000 photos et 2 000 vidéos ont été retrouvés sur l’un des appareils.
Les deux suspects ont été mis en examen pour plusieurs infractions : association de malfaiteurs en vue de commettre un crime, instigation à l’infraction sexuelle sur mineur, détention, fixation, enregistrement et diffusion d’images pédopornographiques. Ils ont été placés en détention provisoire.