Home ActualitéCrash d’un avion russe : boîtes noires retrouvées et pistes d’enquête ouvertes

Crash d’un avion russe : boîtes noires retrouvées et pistes d’enquête ouvertes

by charles
Russie

Un nouvel épisode tragique secoue le secteur aérien russe après la chute d’un avion Antonov An-24 dans la région reculée de l’Extrême-Orient, dans la région de l’Amour. L’accident, survenu jeudi, a causé la mort de 48 personnes, dont six membres d’équipage, lors d’une tentative d’atterrissage à l’aéroport de Tynda. Les autorités locales ont retrouvé les boîtes noires de l’appareil, qui seront prochainement acheminées à Moscou pour analyse.

Le ministère des Transports russe a confirmé la récupération des enregistreurs de bord, essentiels pour comprendre les causes du drame. Dans la foulée, l’Agence de l’aviation civile russe et celle de la surveillance des transports ont annoncé une vérification approfondie des activités de la compagnie aérienne Angara Airlines, qui opérait le vol. L’accident s’est produit dans une zone difficile d’accès, accentuant la complexité de l’intervention de secours.

Les causes possibles de l’accident

Selon le gouverneur de la région de l’Amour, Vassili Orlov, deux hypothèses principales sont envisagées pour expliquer le déraillement : une défaillance technique ou une erreur de pilotage. Le directeur de la compagnie, Sergueï Salamanov, a déclaré que l’appareil, un Antonov An-24 fabriqué en 1976, avait décollé avec deux heures de retard en raison de conditions météorologiques défavorables. Il a souligné que le pilote, âgé de 61 ans, était expérimenté avec plus de 11 000 heures de vol à son actif, et qu’il avait pris la décision de continuer le vol malgré la météo difficile.

Ce modèle d’avion, qui avait bénéficié d’une prolongation de son certificat de navigabilité jusqu’en 2036 en 2021, a été fabriqué par l’usine soviétique Aviant à Kiev, en Ukraine. La région de l’Extrême-Orient russe est connue pour la fréquence des accidents aériens en raison de ses conditions météorologiques souvent capricieuses et de la longue distances à parcourir, rendant l’aviation une nécessité essentielle mais également risquée dans cette zone sauvage et peu accessible.

Ce dernier drame s’inscrit dans une série d’accidents où la complexité des terrains et la vétusté de certains appareils sont souvent mis en cause. La région de l’Amour, avec ses nombreux trajets en avion, demeure vulnérable face à ces incidents, qui soulignent la nécessité d’un contrôle accru et d’une modernisation du parc aéronautique local.

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