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Le ministre israélien Ze’ev Elkin a évoqué mercredi la possibilité que son pays menace d’annexer certaines parties de la bande de Gaza afin d’accroître la pression sur le mouvement de résistance islamique Hamas. Cette perspective viserait à porter un coup dur aux aspirations palestiniennes de création d’un État sur des terres actuellement occupées par Israël.
Les déclarations d’Elkin, membre du cabinet de sécurité israélien, interviennent un jour après que le Royaume-Uni ait annoncé envisager de reconnaître un État palestinien dès septembre prochain si Israël ne prenait pas de mesures pour alléger la souffrance à Gaza et parvenir à un cessez-le-feu avec le Hamas. Le Canada a rapidement suivi cette position.
Contexte diplomatique et pression internationale
Le mardi, la France et l’Arabie Saoudite ont publié une déclaration soutenue par l’Égypte, le Qatar, la Ligue arabe et d’autres pays, précisant les étapes à suivre pour la mise en œuvre de la solution à deux États. Paris a également annoncé la semaine dernière son intention de reconnaître la Palestine en septembre.
Accusations et menaces d’annexion
Ze’ev Elkin accuse le Hamas de traîner les pieds dans les négociations sur un cessez-le-feu, afin d’obtenir des concessions israéliennes. Il a déclaré à la télévision publique israélienne que le pays pourrait adresser un ultimatum au mouvement palestinien pour conclure un accord avant d’élargir ses opérations militaires.
Il a expliqué : « Ce qui fait le plus mal à notre ennemi, c’est la perte de terres. Si nous faisons clairement comprendre au Hamas que dès qu’ils jouent avec nous, ils perdront des territoires qu’ils ne récupéreront jamais, cela constituera un levier de pression majeur ».
Blocage des négociations et situation humanitaire à Gaza
Les efforts de médiation pour obtenir un cessez-le-feu de 60 jours et la libération des détenus restants détenus par le Hamas se sont arrêtés la semaine dernière, chaque camp se renvoyant la responsabilité du blocage.
La pression internationale augmente face à la crise à Gaza. L’Initiative intégrée de classification de la sécurité alimentaire, un observatoire mondial de la faim, alerte sur le risque d’une famine majeure dans la bande de Gaza.
Le ministère de la Santé à Gaza a annoncé mercredi la mort de sept personnes supplémentaires par faim, portant à plus de 150 le nombre de morts dus à la malnutrition. Par ailleurs, plus de 1 300 personnes ont été tuées par des tirs israéliens alors qu’elles attendaient de l’aide alimentaire, notamment pour obtenir un sac de farine.
Un conflit meurtrier et un bilan lourd
Avec le soutien des États-Unis, Israël poursuit sa guerre contre Gaza, qui a entraîné plus de 206 000 victimes parmi les Palestiniens, dont une majorité d’enfants et de femmes. Plus de 10 000 personnes sont portées disparues, tandis que des centaines de milliers ont été déplacés. La famine qui s’aggrave a également coûté la vie à des dizaines de personnes.
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