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Les Européens et Volodymyr Zelensky ont tenté ce mercredi 13 août de convaincre Donald Trump de défendre les intérêts de Kyiv face à Vladimir Poutine, à quelques jours d’un sommet prévu entre le président américain et son homologue russe à Anchorage, en Alaska. Donald Trump a, pour sa part, déclaré son intention d’organiser une rencontre entre Poutine, Zelensky et lui, « presque immédiatement » après le premier rendez-vous avec le dirigeant russe.
Un éventuel sommet et une seconde rencontre en perspective
Trump a affirmé qu’une seconde rencontre pourrait suivre rapidement le premier face-à-face, précisant vouloir réunir les trois dirigeants s’ils souhaitent qu’il soit présent. Toutefois, il a conditionné ce deuxième rendez-vous à la réussite du premier, déclarant que certaines avancées majeures peuvent découler de la première audition, tout en précisant que « si je sens que ce n’est pas approprié de l’organiser car nous n’avons pas obtenu les réponses que nous devons obtenir, alors il n’y aura pas de seconde rencontre ».
Réception des échanges et posture américaine
À l’issue des discussions avec les dirigeants américains, Trump s’est félicité d’un « très bon appel » et a menacé la Russie de « conséquences très graves » si elle ne mettait pas fin à la guerre en Ukraine, sans toutefois entrer dans les détails. Interrogé sur sa capacité à convaincre Poutine de cesser les attaques contre les civils, le président américain a répliqué avoir eu cette conversation à plusieurs reprises et a évoqué des conséquences déroutantes lorsqu’une roquette touche une maison de retraite ou un immeuble résidentiel, laissant des personnes mortes dans la rue.
Les positions et les réactions des partenaires européens
De son côté, Emmanuel Macron a affirmé que « la volonté américaine est d’obtenir un cessez-le-feu ». Il a ajouté que « c’est très important qu’à l’occasion de cette réunion il puisse y avoir un cessez-le-feu obtenu par les États-Unis », et a assuré que la France soutient cette initiative, en s’exprimant depuis le Fort de Brégançon, en présence du président du Conseil européen, António Costa.
Contexte militaire et inquiétudes sur l’issue du conflit
Les discussions interviennent alors que les forces russes ont enregistré une progression significative en Ukraine, selon l’analyse de l’AFP à partir des données de l’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW). Les Européens craignent que le sommet américano-russe n’ouvre pas de perspective favorable à l’Ukraine après plus de trois ans et demi de conflit.
Positions sur le cadre des négociations et les lignes rouges
Le président français a rappelé que les questions territoriales relatives à l’Ukraine ne peuvent être négociées que par Kyiv. Il a souligné qu’il n’existe pas, à l’heure actuelle, de propositions sérieuses concernant des échanges territoriaux. La Russie exige que l’Ukraine cède quatre régions partiellement occupées (Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson) en plus de la Crimée annexée et qu’elle renonce aux livraisons d’armes occidentales ainsi qu’à toute adhésion à l’Otan.
Voix de l’Union européenne et discussions autour du cessez-le-feu
Ursula von der Leyen a salué ce mercredi un « très bon appel ». Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a insisté pour que l’Ukraine soit « à la table » des négociations lors des prochaines réunions, arguant qu’un cessez-le-feu doit d’abord venir pour que les discussions puissent s’ouvrir dans le « bon ordre ».
Réactions internationales et optimisme prudent
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a exprimé un enthousiasme mesuré, estimant que l’on n’avait « jamais été aussi proches d’une solution réelle pour parvenir à un cessez-le-feu », grâce au travail du président américain. Le chef de l’Otan, Jens Stoltenberg, ainsi que Mark Rutte, chef du gouvernement néerlandais, ont souligné l’unité des Européens et de Washington, tout en réaffirmant que la balle est désormais dans le camp de Poutine.
Conclusion des échanges et regard sur Zelensky à Berlin
Venu à Berlin pour soutenir l’initiative, Volodymyr Zelensky a espéré que le thème central du sommet sera « un cessez-le-feu immédiat » et a appelé à des sanctions si Poutine n’accepte pas cet objectif lors de la rencontre. Après un appel téléphonique « excellent », les dirigeants européens ont réaffirmé leur détermination à pousser pour la fin des hostilités et la protection de l’Ukraine.
Mises à jour et dernière heure
Une mise à jour est survenue à 19 h 45, intégrant les nouvelles déclarations de Donald Trump sur la situation et les perspectives de négociations, alors que la communauté internationale suit avec attention les prochaines étapes de ce dossier complexe et sensible.