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    Découverte révolutionnaire : les premières molécules de l’univers recréées

    France

    Des chercheurs affirment avoir recréé en laboratoire les premières molécules apparues après le Big Bang, une avancée susceptible de modifier notre compréhension de la formation de l’univers et du rôle des réactions chimiques dans la naissance des étoiles.

    Recréation des premières molécules : protocole et observations

    Selon l’étude évoquée par les auteurs, les équipes ont reproduit en conditions contrôlées l’ion hydrure d’hélium (HeH+), considéré comme la plus ancienne molécule de l’univers, puis ont observé ses interactions avec d’autres espèces comme l’hydrogène moléculaire (H2). Pour tester l’hypothèse dominante — selon laquelle la vitesse des réactions chimiques ralentirait à très basse température — les chercheurs ont placé ces molécules dans un environnement où la température pouvait être progressivement abaissée et ont mesuré le taux de collisions et de réactions en fonction de l’énergie de collision.

    Les expérimentateurs ont trouvé que, contrairement aux attentes, les réactions n’ont pas ralenti lorsque la température a diminué : le taux de réactions entre ces premières molécules est resté essentiellement constant sur la plage étudiée. Les résultats reposent sur des mesures directes du taux de collisions et sur l’analyse des variations liées à l’énergie de collision ; les auteurs soulignent toutefois qu’il reste des vérifications à réaliser pour consolider pleinement ces conclusions.

    Conséquences pour la formation de l’univers et la naissance des étoiles

    Ces observations remettent en question une idée largement acceptée : que le refroidissement de l’univers primitif ait nécessairement freiné les réactions chimiques essentielles à la formation d’amas gazeux et, in fine, d’étoiles. Les chercheurs rappellent que, après le Big Bang il y a environ 13,8 milliards d’années, la matière et la température étaient extrêmement élevées, mais que le refroidissement rapide a permis l’apparition des premiers éléments, puis des premières molécules.

    Parmi ces molécules, l’ion hydrure d’hélium (HeH+) est supposé avoir joué un rôle initial majeur, amorçant une chaîne de réactions conduisant à la formation d’hydrogène moléculaire (H2), qui est la molécule la plus abondante de l’univers. La présence de H2 dans les nuages proto-stellaires permet l’émission de chaleur et facilite l’effondrement gravitationnel nécessaire au démarrage des réactions de fusion nucléaire. Si les réactions chimiques ne ralentissent pas réellement à basse température, comme le suggèrent ces expériences, les mécanismes de refroidissement et d’effondrement des proto-étoiles pourraient être plus efficaces qu’on ne le pensait.

    Données, limites et perspectives expérimentales

    Les résultats proviennent d’expériences en laboratoire où la collision entre espèces simples a été surveillée dans des conditions proches de celles estimées pour l’univers primitif. Les équipes ont suivi le comportement des molécules en variant l’énergie de collision et en mesurant la constance du taux de réaction. Les auteurs notent explicitement que des travaux complémentaires sont nécessaires pour confirmer l’universalité de ce comportement sur d’autres gammes de température et avec d’autres réactifs pertinents pour le cosmos primitif.

    Les limites actuelles tiennent à la reproduction en laboratoire d’un milieu qui, dans l’univers primordial, était influencé par des paramètres difficiles à reproduire simultanément : densité, spectres radiatifs ambiants et interactions multiples. Les chercheurs insistent sur la nécessité d’étendre les séries de mesures et de confronter ces résultats à des modèles numériques de chimie astro‑physique et aux observations astronomiques récentes, notamment celles obtenues grâce au télescope spatial James Webb, qui fournissent de nouvelles données sur l’époque de formation des premières étoiles.

    Étapes suivantes et confirmation des résultats

    Les auteurs de l’étude appellent à des expériences supplémentaires et à des analyses complémentaires pour tester la robustesse de leurs conclusions sur d’autres réactions chimiques impliquées dans la chimie primordiale. Ils évoquent notamment la nécessité d’études sur des plages de température plus larges et sur des systèmes moléculaires additionnels afin d’évaluer si la constance du taux de réaction observée pour HeH+ et H2 se retrouve de manière générale.

    En l’état, ces travaux offrent un nouvel éclairage sur les premiers instants après le Big Bang et ouvrent des pistes pour réviser certains aspects des modèles de formation stellaire et planétaire, sans toutefois prétendre à une confirmation définitive avant des investigations complémentaires.

    Formation De Lunivers | Premières Molécules | Réactions Chimiques | Cosmos | Big Bang | France
    source:https://www.yahoo.com/news/articles/researchers-may-finally-cracked-one-141700868.html

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