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Jour 1 267 de la guerre Russie Ukraine : bilan des principaux événements du jeudi 14 août, entre offensives sur le terrain, actions transfrontalières, poussée diplomatique à l’approche du sommet entre Vladimir Poutine et Donald Trump, et nouveaux engagements d’aide militaire à Kiev.
Combats et incidents
Sur le terrain, la situation reste tendue dans l’est de l’Ukraine, tandis que des opérations et des frappes se poursuivent des deux côtés de la frontière.
- Le ministère russe de la Défense a annoncé la prise des localités de Zatyshok et Zapovidne dans la région de Donetsk.
- Les forces ukrainiennes affirment que leurs drones ont frappé la station de pompage pétrolier d’Uniecha dans la région russe de Briansk. Le haut état-major ukrainien a signalé des « dégâts et un incendie d’envergure » autour du bâtiment de la station de surpression.
- Un petit incendie, provoqué par des débris d’un drone ukrainien détruit, a été rapidement éteint à la raffinerie de Slavyansk dans la région de Krasnodar, selon les autorités russes.
- Les unités russes de défense aérienne affirment avoir abattu 46 drones ukrainiens pendant la nuit, dont cinq au-dessus de Krasnodar.
Ces dernières actions confirment la persistance des frappes transfrontalières et la vulnérabilité des installations civiles et industrielles aux opérations par drones.
La photo montre le groupe policier « White Angels » évacuant une femme âgée du village de Bilytske, dans la région de Donetsk, alors que les troupes russes progressent.
Sommet d’Alaska et réactions internationales
À la veille du sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine, les dirigeants et responsables européens se sont mobilisés pour définir des contours d’un cessez-le-feu et des garanties de sécurité pour l’Ukraine.
- Le président américain Donald Trump a menacé de « conséquences sévères » si Vladimir Poutine ne parvenait pas à un accord de paix. Il a aussi évoqué la possibilité d’un second entretien incluant le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy.
- Trump n’a pas précisé la nature exacte des conséquences, mais a évoqué l’option de sanctions économiques si la rencontre d’Alaska n’aboutissait pas.
- Le chancelier allemand Friedrich Merz a indiqué que les dirigeants européens avaient posé des conditions visant à protéger leurs intérêts de sécurité lors d’un appel avec Trump.
- Des dirigeants européens, dont Volodymyr Zelenskyy, ont participé à cet échange préalable pour coordonner leur position avant la rencontre Russo-américaine.
- Le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, co-présidents de la « Coalition of the Willing », ont publié une déclaration commune décrivant la voie vers un cessez-le-feu et les garanties nécessaires :
- l’Ukraine doit bénéficier de garanties de sécurité robustes et crédibles pour défendre sa souveraineté et son intégrité territoriale ;
- la Coalition est prête à jouer un rôle actif, y compris par des plans de déploiement d’une force de rassurance une fois les hostilités terminées ;
- aucune limitation ne doit être imposée aux forces ukrainiennes ni à leur coopération avec des pays tiers ; la Russie ne doit pas pouvoir opposer son veto au parcours de l’Ukraine vers l’UE et l’OTAN.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a réaffirmé l’appui inébranlable à l’Ukraine et l’importance de garanties de sécurité fortes. De son côté, Volodymyr Zelenskyy a averti Trump que Poutine « bluffe » sur son désir de mettre fin au conflit.
Le porte-parole adjoint du ministère russe des Affaires étrangères, Alexeï Fadeev, a déclaré que la position de Moscou n’avait pas changé depuis les conditions exposées par Poutine l’an dernier, notamment le retrait complet des forces ukrainiennes de certaines zones et l’abandon des ambitions de l’Ukraine envers l’OTAN.
Le Premier ministre polonais Donald Tusk a affirmé que la Russie souhaitait inclure dans toute négociation une réduction de la présence des troupes de l’OTAN dans la région.
Affaires régionales
Plusieurs incidents et décisions régionales montrent la montée des tensions autour du conflit et ses répercussions en Europe du Nord et de l’Est.
- La Norvège a attribué à des hackers russes la prise de contrôle temporaire d’un barrage à Bremanger au printemps. Pendant quatre heures, les pirates ont ouvert une vanne et libéré 500 litres d’eau par seconde avant que l’attaque ne soit détectée et arrêtée.
- La Biélorussie a annoncé que les exercices conjoints prévus avec la Russie le mois prochain incluront des scénarios liés à l’utilisation planifiée d’armes nucléaires et au missile hypersonique intermédiaire russe Oreshnik.
- Estonie : Tallinn a déclaré « persona non grata » le premier secrétaire de l’ambassade de Russie pour violations liées aux sanctions et autres actes contre l’État. Moscou a qualifié l’expulsion d’acte hostile promettant une réplique.
Ces développements illustrent la dimension transnationale du conflit et les craintes croissantes de déstabilisation régionale via le cyberespace et les manœuvres militaires.
Aide militaire et soutien financier
Les soutiens à l’Ukraine continuent d’être annoncés sous diverses formes : matériel, munitions et prêts pour l’énergie.
- Allemagne : Berlin prévoit de financer un paquet d’équipements militaires et de munitions d’un montant de 500 millions de dollars, provenant des stocks américains, a indiqué l’OTAN.
- L’OTAN a salué la décision allemande. Dans la déclaration rapportée, le Secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte a félicité l’Allemagne pour cette contribution, estimant qu’elle aidera l’Ukraine à se défendre contre l’agression russe.
- Une initiative menée par la République tchèque a livré jusqu’à présent un million de munitions de gros calibre cette année, a déclaré le Premier ministre Petr Fiala. Prague anticipe une hausse des envois après les 1,5 million de pièces livrées en 2024, dont 500 000 obus de 155 mm.
- Pologne : Varsovie a signé un contrat de 3,8 milliards de dollars pour moderniser sa flotte de chasseurs F-16 et prévoit d’allouer 5 % de son PIB aux forces armées en 2026.
- Union européenne : la Commission européenne a signé une garantie avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) pour un prêt de 500 millions d’euros destiné à soutenir le secteur énergétique ukrainien.
Ces engagements témoignent d’un renforcement du soutien matériel et financier en faveur de l’Ukraine, au moment où la diplomatie internationale tente de tracer une voie vers un arrêt des hostilités.