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Kim Yo Jong, sœur influente du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, a nié catégoriquement que Pyongyang ait retiré des haut-parleurs de propagande le long de la frontière commune, accusant Séoul de « désinformer » l’opinion publique sur l’état des relations intercoréennes. Sa déclaration, publiée jeudi par l’agence officielle KCNA, intervient alors que la Corée du Sud et la Corée du Nord multiplient les signaux contradictoires malgré les tentatives de détente récentes.
Démenti ferme et accusations envers Séoul
« Nous n’avons jamais retiré les haut-parleurs installés dans la zone frontalière et ne sommes pas disposés à les retirer », a déclaré Kim Yo Jong, selon le communiqué de l’agence d’État.
Elle a qualifié l’affirmation de l’état-major sud-coréen d’« hypothèse unilatérale infondée et d’un faux-fuyant ». Kim a accusé Séoul de « monter l’opinion publique tout en enjolivant leur nouvelle politique » envers Pyongyang.
Selon elle, l’objectif de Séoul serait double :
- provoquer une réaction nord-coréenne pour légitimer ses actions ;
- présenter ensuite ses initiatives comme des « efforts pour la détente » et rejeter la responsabilité de toute escalade sur la RPDC.
Réactions officielles et contexte militaire
Le ministère sud-coréen de la Réunification n’a pas abordé directement les accusations de Kim Yo Jong, mais il a déclaré qu’il poursuivrait ses efforts en faveur de la « normalisation » et de la « stabilisation » des relations intercoréennes.
Cette prise de position nord-coréenne fait suite à une déclaration des chefs d’état-major interarmées sud-coréens indiquant samedi que Pyongyang avait retiré certains haut-parleurs, quelques jours après que Séoul eut démonté des appareils similaires de son côté de la frontière.
Points clés à retenir :
- Les deux camps ont annoncé des actions opposées concernant les installations de diffusion le long de la frontière.
- La question des haut-parleurs symbolise des tensions persistantes malgré des gestes politiques en apparence conciliants.
Importance symbolique et rôle de la famille Kim
La famille Kim jouit d’un statut quasi sacré en Corée du Nord, où toute critique la concernant est très mal vue. La RPDC est gouvernée d’une main de fer par cette dynastie depuis près de huit décennies.
Kim Yo Jong supervise notamment les opérations de propagande du Parti du travail de Corée. Elle a à plusieurs reprises rejeté la possibilité d’un réchauffement durable des relations.
Dans une attaque virulente contre les efforts de rapprochement du président sud-coréen Lee Jae-myung, elle avait déjà affirmé le mois dernier qu’« il n’y a pas de plus grave erreur que de penser que les relations peuvent être réparées par quelques mots sentimentaux ».
Allégations sur une communication via le sommet Trump-Poutine
Kim Yo Jong a également raillé les reports de médias sud-coréens suggérant que Pyongyang pourrait profiter du sommet entre le président américain Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine pour entrer en contact avec Washington.
« C’est la preuve typique que la République de Corée rêve un faux rêve », a-t-elle lancé, ajoutant que multiplier les suppositions ne conduirait qu’à des contradictions insolubles. « Pourquoi devrions-nous envoyer un message au camp américain ? », a-t-elle demandé, manifestant son indifférence face à ces hypothèses.
Conséquences probables :
- La rhétorique nord-coréenne risque d’alimenter les tensions Corée du Nord Corée du Sud plutôt que de les apaiser.
- Les déclarations publiques et la communication indirecte restent des outils majeurs de pression et de négociation entre les parties.