Plusieurs témoignages publiés dans des médias décrivent un climat de travail entourant le chef étoilé Jean Imbert et une enquête pénale est en cours. BFMTV publie les propos d’un ex-collaborateur qui affirme avoir vécu une ambiance marquée par la peur. D’autres reportages évoquent des accusations antérieures et des réactions publiques contrastées. Le parquet de Versailles a ouvert une enquête pour violences sur conjoint à la suite d’une plainte déposée par Lila Salet, et Jean Imbert s’est retiré de ses établissements le temps que la justice fasse son travail.

Témoignages d’anciens collaborateurs et climat au travail
Florian, ex-collaborateur anonymisé, évoque le « deux visages » du chef: celui des bons jours et celui des mauvais jours où il devenait une personne méprisante, effrayante, qui hurle sans cesse, qui insulte et qui menace, affirme-t-il. Selon lui, le climat était marqué par la violence et la peur au quotidien: « Chaque matin, quand on arrivait au travail, on avait la boule au ventre, on ignorait dans quel état d’esprit il allait être. » Des confidences déjà relayées par des publications comme Elle en avril, où quatre ex-compagnes de Jean Imbert ont dénoncé des violences physiques et psychologiques. Alexandra Rosenfeld, ex-Miss France, a également affirmé dans Quotidien avoir subi des violences.
“Ce harcèlement, ce n’était pas juste envers ses compagnes, c’était envers toutes les équipes, les serveuses de ses restaurants, envers moi”. “Il n’avait aucun respect”, raconte ce collègue.
Un autre témoignage, publié par BFMTV, rappelle qu’un collaborateur ayant travaillé avec le chef entre 2013 et 2015 a nuancé la situation: « Malheureusement, malgré la charge de travail, je n’ai jamais ressenti un climat néfaste sur notre lieu de travail. L’ambiance y était toujours bienveillante », précise-t-il. Des voix contrastent ainsi avec les accusations les plus fortes relayées dans certains médias.
Évolution de l’enquête et réactions publiques
Le 23 août, l’actrice Lila Salet a déposé une plainte pour des violences conjugales remontant à 2012 et 2013. Le parquet de Versailles a ouvert une enquête pour « violences sur conjoint ». Jean Imbert a annoncé se mettre en retrait de ses établissements, le temps que « la justice fasse son travail ». Ses avocates ont dénoncé un récit biaisé et tronqué.
« Il m’est arrivé d’aller chez lui et de voir une fois Alexandra (Rosenfeld, ndlr) enfermée dans la salle de bains. Lui, était dans un état de colère pas possible. J’ai alors constaté un trou dans la porte de la salle de bains, la marque d’un coup de poing », raconte Florian, selon BFMTV.
À la suite de l’ouverture de l’enquête, Jean Imbert a précisé se mettre « le temps que la justice fasse son travail » et a déclaré qu’il ne commenterait pas publiquement les allégations récentes, citant le bruit médiatique autour du dossier. Des témoignages publiés par Elle et Quotidien avaient déjà alimenté la discussion publique et montré des portraits partiels et nuancés des faits.

Une autre source, en nuançant le récit, indique qu’un autre collaborateur avait travaillé pour le chef et ne partageait pas nécessairement l’idée d’un climat néfaste. Ces nuances montrent que les témoignages restent partiels et que les perceptions varient selon les périodes et les interlocuteurs concernés.