Accueil ActualitéGrâces présidentielles: Sarkozy peut-il éviter la prison ?

Grâces présidentielles: Sarkozy peut-il éviter la prison ?

par charles
France

Le débat sur une éventuelle grâce présidentielle autour de Nicolas Sarkozy refait surface après sa condamnation à cinq ans de prison ferme dans l’affaire du financement Libyen. Des voix de la droite réclament l’intervention du président de la République, tandis que les juristes rappellent les limites et les conditions de ce pouvoir inscrit dans la Constitution. Cet article fait le point sur le cadre juridique, les réactions politiques et les témoignages locaux qui entourent ce dossier sensible en France.

Visuel lié à la grâce présidentielle et Sarkozy
Visuel lié à la grâce présidentielle et Sarkozy.

Cadre juridique et potentialité de la grâce

Sur le plan juridique, rien n’interdit une telle décision. L’article 17 de la Constitution confère au président de la République le droit de faire grâce à titre individuel, partiellement ou totalement.

Mais en pratique, une telle issue paraît peu probable, notamment compte tenu du faible recours du président au pouvoir de grâce et des précautions entourant les affaires condamnées.

Surtout, une grâce ne met pas fin à la procédure judiciaire et ce droit-là ne s’applique qu’à une condamnation définitive et exécutoire.

Sur le plan historique, Emmanuel Macron a rarement eu recours à ce pouvoir — une seule fois, en 2018 — alors que Nicolas Sarkozy avait accordé 49 grâces entre 2007 et 2012, rappelle BFMTV.

Réactions politiques et positions des soutiens

La perspective d’une grâce a suscité des réactions variées dans l’échiquier politique. Des responsables LR ont pris la parole pour faire entendre leur position sur le sujet:

Stéphane Le Rudulier a jugé « inadmissible » l’idée d’envoyer l’ancien boss de la droite en prison et a promis de saisir l’Elysée, interrogé par Cnews.

Max Brisson, autre sénateur LR, estime de son côté que la grâce est « indispensable pour la dignité d’un homme et nos institutions ». Sur RTL, Henri Guaino a estimé qu’elle était « possible » et propose qu’elle s’applique à la peine complémentaire, notamment l’exécution provisoire afin d’éviter « l’humiliation » de l’État tout en laissant la justice suivre son cours.

Mobilisations locales et témoignages

Dans les témoignages locaux, des soutiens apparaissent, comme celui d’Emmanuelle Brisson, qui raconte son engagement politique inspiré par Sarkozy.

« Parce que c’est lui qui m’a donné envie de m’engager en politique alors que je n’avais que 16 ans, explique la jeune Biarrote. Parce que c’est lui qui, encore aujourd’hui, me donne la force de croire en ce parti, quand parfois je doute. Parce que c’est son courage, son panache et sa résilience qui continuent de m’inspirer et de me pousser à agir ».

« Je ne pouvais pas rester passive »

« Le voir aujourd’hui condamné à cinq ans de prison ferme me met hors de moi, poursuit-elle. Je ne pouvais pas rester passive. Je ne pouvais pas ne pas lui rendre au moins une partie de ce qu’il m’a donné. C’est pourquoi, avec mon équipe, nous avons passé toute la nuit à concevoir, imprimer et coller des affiches pour affirmer notre soutien au président Nicolas Sarkozy ». Une opération commando dont elle a fourni la preuve en images.

Affiche de soutien à Nicolas Sarkozy collée lors d’une mobilisation locale
Affiches de soutien vues lors d’ une mobilisation locale.

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