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À Madagascar, le président Andry Rajoelina a nommé lundi un militaire Premier ministre pour tenter d’éteindre une crise politique qui s’éternise et alimente les tensions dans les rues d’Antananarivo. Les forces de sécurité ont de nouveau dispersé des manifestants, et les récits évoquent plus d’un millier de personnes mobilisées sans que la rue n’ait retrouvé le calme.
Nomination d’un militaire au poste de Premier ministre
Le général Ruphin Fortunat Zafisambo a été désigné Premier ministre par le président Andry Rajoelina le 6 octobre, dans un contexte de tensions croissantes et d’appel au rétablissement de l’ordre public. Le nouveau chef du gouvernement est un haut gradé de l’armée de terre et ancien chef de cabinet militaire du précédent Premier ministre, Christian Ntsay.
Selon L’Express et Midi Madagasikara, ce choix marque une volonté de fermeté et d’un gouvernement capable d’appliquer un plan d’action sur six mois pour répondre aux urgences économiques et sociales.
« Comme la population a besoin de visibilité, un plan d’action de six mois sera mis en place. Si les objectifs posés sont atteints, vous poursuivrez le travail. Dans le cas contraire, nous allons prendre les décisions qui s’imposent », a déclaré Andry Rajoelina.
Cette nomination est décrite par certains médias comme un tournant et est perçue comme une démonstration de fermeté. Madagascar-Tribune évoque une « diversion politique », tandis qu Africa News note que la nomination est contestée par la génération Z, qui la dénonce comme une diversion et menace de durcir son mouvement.
Réactions et mouvements dans la rue
Depuis l’annonce, les rues d’Antananarivo restent agitées. Lahisoa, jeune responsable d’une start‑up dans l’événementiel, a déclaré : « Le régime jette encore de l’huile sur le feu ! ». Les autorités indiquent avoir dispersé mardi 7 octobre plus d’un millier de manifestants, causant au moins un blessé.

La couverture médiatique souligne aussi des divisions dans le regard des médias: L’Express présente un cadre de six mois pour évaluer l’action, tandis que Madagascar-Tribune insiste sur l’idée d’une provocation et d’un avertissement à la génération Z. Africa News complète en signalant que la contestation s’organise autour de la contestation de la légitimité du pouvoir.
Contexte et regards médiatiques
La presse locale et internationale évoque un signal fort du pouvoir: « Six mois pour faire ses preuves » est publié par L’Express de Madagascar, qui voit dans ce mandat court une tentative de stabiliser rapidement la situation, tout en alimentant les critiques des manifestants qui réclament le départ d’Andry Rajoelina.
Selon Madagascar-Tribune, ce choix est « une diversion politique » visant à endiguer la mobilisation; Africa News rappelle que la génération Z considère la nomination comme provocatrice et promet de durcir le mouvement si ses demandes ne sont pas prises en compte.