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À Nice, entraîneurs de gymnastique jugés pour agressions sexuelles

par charles
France

Des peines d’emprisonnement ont été requises jeudi devant le tribunal correctionnel de Nice contre un couple d’entraîneurs de gymnastique poursuivis pour agressions sexuelles sur mineurs. Le parquet a réclamé deux ans ferme aménageables sous forme de bracelet électronique pour l’homme et 18 mois avec sursis pour la femme, accompagnés d’interdictions d’exercer avec des mineurs. Trois des quatre plaignantes, mineures à l’époque des faits, ont décrit des gestes violents et déplacés au cours des débats. « Si je t’embrasse, est-ce que tu en parleras à tes parents ? », a notamment été rapporté au cours des échanges. Les avocats de la Fédération française de gymnastique, partie civile, ont dénoncé un comportement de prédateur sexuel et rappelé que la gymnastique ne justifie aucune violence; la défense a plaidé la relaxe. Le jugement a été mis en délibéré au 14 novembre.

Tribunal correctionnel de Nice pendant le procès de gymnastique
Photo d’un tribunal lors du procès de gymnastique, source Le Parisien

Dans les débats, trois des quatre plaignantes, mineures à l’époque des faits, ont été décrites comme témoins des gestes de violences et des propos déplacés, notamment des gifles et des gestes déplacés, lorsqu’elles étaient plus jeunes. « Si je t’embrasse, est-ce que tu en parleras à tes parents ? », répétaient les échanges décrits au cours des débats. Le club Cavigal, considéré comme le cadre d’exercice des entraîneurs, est cité comme contexte de ces accusations. Le parquet a réclamé deux ans ferme aménageables pour l’homme et 18 mois sursis pour la femme, accompagnés d’interdictions d’activités avec des mineurs et de dix ans d’interdiction de la profession pour elle. En défense, les avocats ont plaidé la relaxe. Le jugement a été mis en délibéré au 14 novembre.

Salle d’audience lors du procès à Nice
Image d’audience publiée par La Dépêche

« Si je t’embrasse, tu en parleras à tes parents ? », a répété l’un des échanges cités lors des débats, selon Reuters qui rapporte les réquisitions du parquet. Pour l’homme, une peine de deux ans ferme aménageables et, pour la compagne, 18 mois avec sursis, avec une interdiction définitive d’activités avec des mineurs et dix ans d’interdiction de la profession. Trois des quatre plaignantes ont évoqué des faits de violences et des gestes déplacés, et le rôle du couple et du club est au cœur des échanges. En défense, les avocats ont plaidé la relaxe. Le jugement a été mis en délibéré au 14 novembre.

En marge des témoignages, l’avocat de la Fédération française de gymnastique, Mathieu Riberolles, a rappelé que « La gymnastique n’est pas un domaine réservé dans lequel la loi n’existe pas, aucun agrès ne justifie de violences physiques, et peu importe l’école, qu’elle soit roumaine ou française », reprochant au prévenu un comportement de « prédateur » sexuel qui choisit et isole sa « proie ». Les procureurs et les avocats continuent d’opposer leurs positions, et le délibéré doit déterminer les peines finales et les interdictions associées. Le procès est suivi de près par les familles et les proches des victimes, ainsi que par les instances sportives concernées.

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