La crise des urgences des derniers jours pousse les autorités à préciser les mesures destinées à augmenter le nombre de médecins formés et à améliorer l’accès aux soins. Dans des entretiens, la ministre de la Santé Stéphanie Rist expose les axes retenus pour Toulouse et pour l’ensemble du territoire. « Nous allons augmenter le nombre de médecins formés pour qu’il puisse y avoir plus de professionnels, à Toulouse comme ailleurs », a déclaré Stéphanie Rist. Elle rappelle aussi que 612 services d’urgences existent en France et que le réseau France Santé vise à rapprocher l’offre de soins des patients dans les 48 heures, avec 15 lieux de soins labellisés d’ici la fin de l’année.

Mesures annoncées et financement en 2026
Plusieurs éléments évoqués par la ministre concernent le financement et la capacité de dépense. « Oui. Sur le budget, le Premier ministre a annoncé qu’il y aurait un milliard de plus sur l’ONDAM (Objectif national de dépenses d’assurance maladie), c’est-à-dire la capacité de dépense de santé que l’on peut faire en 2026. Ce milliard va permettre de financer l’ensemble du système de santé, et notamment les hôpitaux. De nouveaux financements iront prioritairement à la psychiatrie et à la pédopsychiatrie, aux soins palliatifs et aux services de réanimation. »
Elle précise également que l’amélioration de l’offre de soins ne se limite pas au financement: « Mais on manque toujours de médecins… » et rappelle les mesures pour soutenir les professionnels, notamment les revalorisations des médecins en astreinte et l’objectif d’augmenter l’attractivité financière, tout en soulignant que « l’organisation des soignants entre eux est tout aussi importante ».
Formation et organisation des soins en France
Depuis 2017, plusieurs actions ont été lancées pour former davantage de médecins et augmenter le temps médical disponible. « Concernant l’hôpital, il y a des revalorisations des médecins en astreinte qui sont intervenues pour soutenir les professionnels. Nous avons donc créé une attractivité financière. Mais je ne voudrais pas que l’on résume les sujets de la santé au financement, les enjeux d’organisation des soignants entre eux sont tout aussi importants. »
La ministre rappelle aussi l’objectif d’accès rapide à une offre de soins: « Désormais, quand on appelle le 15, soit on vous dit d’aller aux urgences, soit on vous donne un rendez-vous dans les 48 heures avec un médecin de ville. »
Elle précise par ailleurs l’objectif fixé pour l’année: « d’ici la fin de l’année, il y aura 15 lieux de soins labellisés dans chaque département ».
