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Des drones non identifiés survolent des sites sensibles en Europe, dont la poudrerie Eurenco de Bergerac, symbole d’une relocalisation des matières premières et de la souveraineté française dans un contexte de retour de la guerre aux portes de l’Europe. Selon les informations d’Europe 1, la poudrerie a été lundi soir visitée par un drone, et deux survols ont été dénombrés au-dessus des bâtiments dédiés à la production de poudre destinée à l’armée. Des patrouilles de police ont été dépêchées, mais le télépilote n’a pas été localisé et les mesures de sécurité ont été renforcées, selon les autorités.
À Bergerac, survol par drone et enquête en cours
La poudrerie, spécialisée dans la fabrication de cartouches pour l’armée française, a été survolée ce lundi « en soirée » par « un drone non-autorisé », selon la préfète de la Dordogne dans un communiqué de presse relayé par Europe 1. Une enquête a été ouverte par la police pour « survol volontaire par le pilote d’un aéronef d’une zone interdite ». La société Eurenco et le site pourraient porter plainte, et les services de police ont été dépêchés sur place sans localisation du télépilote. Les mesures de surveillance et de protection du site, classé sensible, ont été renforcées dès la constatation du survol, en lien étroit avec la police nationale et la direction du site.

Investissements et capacité de production à Bergerac
En mars 2025, la poudrerie de Bergerac a inauguré quatre nouvelles lignes de production de poudre propulsive destinées à fabriquer 1 800 tonnes par an pour les canons Caesar. « En neuf mois, nous avons sorti de terre quinze nouveaux bâtiments, répartis sur quinze hectares, collés à l’usine principale », a déclaré Thierry Francou, le PDG du groupe, lors de l’inauguration en présence des ministres de l’Économie et des Armées. Le site avait bénéficié d’un investissement de 60 millions d’euros pour ce projet.
Fin septembre, des survols de drones non identifiés avaient été observés dans la Marne, à Mourmelon-le-Grand, où des soldats ukrainiens avaient été formés, selon les informations locales.

Contexte européen et répercussions sécuritaires
Depuis mi-septembre, plusieurs infrastructures européennes survolées par des drones non identifiés ont entraîné la fermeture temporaire du trafic aérien en Allemagne, en Belgique ou en Suède. Des « petits engins » qui ne permettent pas de pointer l’action vers une éventuelle ingérence étrangère, selon une information d’Europe 1.
La base militaire de Mourmelon-le-Grand a été ciblée fin septembre, et les autorités ont renforcé les mesures de surveillance autour des installations sensibles, en lien avec la police et la direction du site. La sécurité du site, classé sensible, reste une priorité absolue, conclut le communiqué. Les mesures de surveillance et de protection ont été renforcées dès la constatation du survol.