Accueil LifestyleAuto & MotoCovoiturage: freins, incitations et voies d’encouragement

Covoiturage: freins, incitations et voies d’encouragement

par charles
France

Une étude de l’Ademe publiée en septembre porte sur le covoiturage et analyse freins et leviers pour encourager ce mode de transport en France. Sur 15 000 Français interrogés, l’image du covoiturage est globalement positive, même chez ceux qui ne covoiturent pas, mais des obstacles restent. Le présent article synthétise les enseignements et les mesures proposées pour faciliter le covoiturage au quotidien, avec un regard sur les infrastructures et les incitations disponibles.

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Étude Ademe: freins et incitations au covoiturage.
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Freins et perceptions du covoiturage

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« Il est intéressant de noter que le covoiturage bénéficie d’une image positive, y compris chez ceux qui ne le pratiquent pas : c’est un moyen de transport qui permet de faire des économies, écologique et convivial. Mais trois freins ressortent : la crainte de l’inconnu (l’inquiétude de partager sa voiture sans connaître la personne ou d’être gêné), les contraintes d’organisation (faire un détour, s’accord sur les horaires, peu d’offres disponibles), et enfin l’attachement à son mode de transport actuel (voiture, mais aussi transports en commun ou vélo). Beaucoup préfèrent la tranquillité de leur véhicule : écouter de la musique, passer un appel, rester flexible. Pour des trajets courts, le gain financier — deux ou trois euros par jour en moyenne — paraît parfois insuffisant pour changer ses habitudes face aux contraintes. » a déclaré l’Ademe.

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« Il existe deux types d’incitations. Le premier, ce sont les incitations financières, avec des bonus à covoiturer. Le forfait mobilités durables, versé par certaines entreprises aux salariés qui covoiturent ou viennent à vélo, est une politique intéressante qui fonctionne. L’autre incitation possible est le gain de temps, ce qui concerne surtout les infrastructures mises en place par les collectivités ou l’État. La plus emblématique reste les voies réservées aux covoitureurs sur autoroutes. Il y en a 14 en France et elles permettent de circuler plus vite et de manière plus régulière, et constituent un signal fort pour les automobilistes coincés dans les bouchons. À cela s’ajoutent les aires de covoiturage et la communication locale, qui rendent la pratique plus visible et plus simple. Enfin, dans les zones peu denses, où les transports publics restent limités et difficiles à mettre en place, le covoiturage représente une alternative efficace et accessible. D’autant plus que les distances à parcourir en zone rurale sont plus longues, donc les économies potentielles en mutualisant ses trajets sont plus importantes.» a déclaré l’Ademe.

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Des mesures pour favoriser le covoiturage au quotidien

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Au cœur des propositions, les incitations financières et les améliorations infrastructurelles coexistent avec des dynamiques locales. Le forfait mobilités durables, versé par certaines entreprises, est cité comme un levier concret pour encourager les salariés à covoiturer ou à venir à vélo. Par ailleurs, les autorités évoquent des aménagements qui accélèrent les trajets, notamment les voies réservées sur les autoroutes et les aires de covoiturage, accompagnées d’une communication locale renforcée afin de rendre la pratique plus visible. Dans les zones rurales et peu denses, où les transports publics restent limités, ces solutions deviennent particulièrement pertinentes, les économies potentielles étant plus importantes quand les trajets sont mutualisés.

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