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Ukraine : E3 à Genève pour négocier le plan américain

par Sara
Ukraine, Russie, États-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Suisse

Des responsables ukrainiens, européens, britanniques et américains se réunissent à Genève pour discuter du plan américain pour l’Ukraine, un texte de 28 points suscitant ambiguïtés et vives inquiétudes. La proposition, présentée par Washington pour mettre fin au conflit avec la Russie, divise les alliés occidentaux et provoque des réactions contrastées à Kiev et à Moscou. Les pourparlers auront lieu alors que les combats restent intenses sur le terrain dans l’est de l’Ukraine.

Acteurs et rôle de la délégation américaine

Les négociations verront la participation des conseillers à la sécurité nationale de la France, du Royaume‑Uni et de l’Allemagne, connus collectivement comme l’E3. Du côté américain, le secrétaire d’État Marco Rubio représentera l’administration du président Donald Trump.

  • Rubio a souligné que le document est « offert comme un cadre solide pour des négociations continues » et qu’il repose sur des contributions russes et ukrainiennes.
  • Le président Trump a donné à Volodymyr Zelenskyy un délai jusqu’à jeudi pour accepter l’offre.
  • Les E3 enverront leurs conseillers de sécurité nationale aux discussions à Genève.

Contenu et points sensibles du plan

Le plan de 28 points promet de garantir la souveraineté ukrainienne et d’assurer qu’elle ne sera plus attaquée à l’avenir, tout en prévoyant des concessions controversées.

  • Il inclut des dispositions évoquant la cession de territoire par l’Ukraine et la réduction de la taille de son armée.
  • Les partisans affirment qu’il constitue un cadre négociable ; les opposants estiment qu’il reprend des demandes répétées du Kremlin.
  • Texte de référence : Présentation intégrale du plan de 28 points.

Réactions politiques et critiques

Le plan a été vivement critiqué par un groupe bipartisan de sénateurs américains expérimentés en politique étrangère, qui l’ont qualifié de « liste de souhaits russe » lors d’un débat au Halifax International Security Forum.

  • Le républicain Mike Rounds a affirmé que la version diffusée « semblait avoir été écrite en russe ».
  • Le porte‑parole adjoint du département d’État, Tommy Pigott, a qualifié cette accusation de « manifestement fausse ».
  • Les critiques estiment que le plan « récompenserait l’agression » de Moscou et enverrait un signal inquiétant à d’autres dirigeants.

Réactions de Kiev et de Moscou

La réaction ukrainienne est mesurée : Volodymyr Zelenskyy a déclaré qu’il « travaillera calmement » avec les États‑Unis et les alliés occidentaux pour traverser ce qu’il a qualifié d’« un des moments les plus difficiles de notre histoire ».

  • Le président russe Vladimir Poutine a salué la proposition, la qualifiant d’élément pouvant « former la base d’un règlement de paix final » si Washington obtenait le soutien de l’Ukraine et de ses alliés européens.
  • Kiev demeure prudent face aux éléments du texte qui pourraient limiter sa défense et sa capacité à dissuader de futures attaques.

Préoccupations des alliés européens

Plusieurs alliés européens estiment que les limitations militaires prévues par le plan exposeraient l’Ukraine à de nouvelles vulnérabilités. Ils réclament donc des discussions approfondies avant tout accord.

  • La France, le Royaume‑Uni et l’Allemagne ont exprimé des réserves sur les concessions territoriales et les plafonnements militaires.
  • Les E3 participent aux pourparlers de Genève pour évaluer l’impact des propositions sur la sécurité régionale.

Situation sur le terrain et contexte militaire

Les efforts diplomatiques progressent à petits pas alors que les combats se poursuivent dans l’est de l’Ukraine, notamment dans les régions de Zaporizhia et de Donetsk.

  • Les forces russes cherchent à gagner du terrain dans le Donbass, zone confrontée à des affrontements acharnés.
  • Les forces russes font également face à des frappes ukrainiennes contre des infrastructures pétrolières et énergétiques.
  • Un aperçu des combats et de leurs conséquences est disponible ici : Combats et frappes sur les infrastructures énergétiques.

Genève : enjeux et prochaines étapes

Les pourparlers à Genève constitueront un test clé pour le « plan américain pour l’Ukraine ». L’issue dépendra des concessions que Kiev, ses alliés européens et Washington accepteront de discuter.

  • La présence de Marco Rubio comme représentant américain marque l’importance que Washington accorde aux négociations.
  • Les alliés européens insistent sur la nécessité d’un accord qui ne compromette pas durablement la sécurité ukrainienne.
  • Pour le contexte géopolitique entourant l’ouverture des discussions : Ouverture des pourparlers à Genève et réactions internationales.
source:https://www.aljazeera.com/news/2025/11/23/ukraine-e3-to-start-geneva-talks-rubio-rejects-russia-wish-list-claim

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