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Un attentat Peshawar a visé le siège de la Frontier Constabulary (FC) à Peshawar lundi matin, faisant au moins trois morts parmi les forces paramilitaires et 11 blessés. L’attaque combinée — explosion suicide suivie d’une fusillade — a été rapidement maîtrisée par les forces de sécurité, selon les autorités locales.
Déroulement de l’attaque
L’incident s’est produit peu après 08h00 locales (03h00 GMT) lorsque, d’après la police, un kamikaze a fait exploser ses charges à la porte d’entrée du quartier général.
Des assaillants à pied ont ensuite tenté de pénétrer dans l’enceinte où environ 150 personnels étaient rassemblés pour la relève matinale.
- Trois membres de la FC postés à la porte ont été tués.
- Quatre autres agents ont été blessés sur place, et au total 11 personnes ont été prises en charge pour des blessures diverses.
- Les forces de sécurité ont abattu deux assaillants tandis qu’un troisième s’est fait exploser, selon le commissaire de Peshawar, Mian Saeed Ahmad.
Lieu de l’attaque
L’attaque a visé le quartier général de la Frontier Constabulary, situé sur Sunehri Masjid Road, dans la zone de Peshawar Cantonment. Cette zone est un secteur fortement peuplé placé sous l’administration de l’armée pakistanaise.
La Frontier Constabulary est une force paramilitaire basée dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, créée en 1913 par la fusion du Border Military Police et des Samana Rifles.
Victimes et bilan
Le bilan officiel annoncé par la hiérarchie de la FC fait état de trois paramilitaires tués.
- Trois membres de la FC ont perdu la vie.
- Onze personnes ont été blessées, dont deux autres agents paramilitaires.
- Les blessés ont été transportés à l’hôpital Lady Reading ; leur état a été qualifié de stable par un porte-parole de l’établissement.
Responsabilité et hypothèses
Aucune organisation n’a officiellement revendiqué l’attaque à ce stade.
Les autorités évoquent toutefois la possibilité d’une implication du Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP), responsable d’attaques similaires ces derniers mois.
Le regain de violence alimente les tensions entre Islamabad et le gouvernement taliban afghan, le Pakistan accusant des militants pakistanais d’opérer depuis l’Afghanistan depuis la prise de pouvoir talibane en 2021.
Destin des assaillants
Les renseignements restent contradictoires sur le nombre exact d’assaillants. Les agences internationales ont diffusé des versions divergentes : deux kamikazes selon l’Associated Press, un kamikaze selon l’AFP, et trois selon Reuters.
Selon le commissaire de Peshawar, un des assaillants s’est fait exploser à la porte, tandis que deux autres ont été abattus par le personnel de la FC. Des prélèvements ont été recueillis pour analyses ADN afin d’identifier les auteurs et leur éventuelle nationalité.
Contexte : hausse des attaques armées au Pakistan
Le Pakistan connaît une recrudescence d’attaques armées ces dernières années, selon plusieurs observatoires de la sécurité.
- 1 517 incidents liés au « terrorisme » enregistrés jusqu’au 21 novembre cette année, d’après le South Asia Terrorism Portal (SATP).
- 1 303 incidents en 2024 ; 921 en 2023 ; 630 en 2022 (données SATP).
- Le Center for Research and Security Studies (CRSS) de Islamabad a indiqué que 2024 a été l’année la plus meurtrière en près d’une décennie, avec 2 526 morts dans des attaques, dont près de 700 membres des forces de sécurité.
Réactions officielles
La réaction politique a été immédiate. Le président Asif Ali Zardari a condamné l’attentat, présentant ses condoléances et louant le courage des forces de sécurité.
Le ministre de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, a également dénoncé l’attaque et assuré que les sacrifices des victimes seraient honorés.
La sénatrice Sherry Rehman a réagi en soulignant que de tels complots terroristes, apparemment soutenus de l’extérieur selon elle, ne sauraient affaiblir l’unité, la résilience ou la détermination du Pakistan.