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Biyouna est morte à Alger à 73 ans: figure du cinéma algérien

par charles
Algérie

Biyouna, actrice franco-algérienne, est décédée à Alger à l’âge de 73 ans des suites d’un cancer du poumon, selon les informations relayées par la télévision publique et un proche sur Facebook. Elle est décédée mardi 25 novembre à l’hôpital Beni Messous, dans le service de pneumologie. Née en 1952 à Belouizdad, elle s’est imposée comme l’une des figures les plus marquantes du cinéma algérien et du cinéma français, grâce à une voix reconnaissable et une énergie de scène inoubliable.

Décès de Biyouna à Alger à 73 ans

La comédienne est morte mardi 25 novembre à Alger, dans l’hôpital Beni Messous, où elle était hospitalisée après une aggravation liée à un cancer du poumon. L’annonce a été relayée par un proche sur Facebook: «Dieu est grand. La regrettée artiste Biyouna s’est éteinte il y a peu à l’hôpital Beni Messous d’Alger, vers 10h, des suites d’un cancer du poumon. Selon les médecins, le manque d’oxygène au cerveau a récemment provoqué une dégradation critique de son état. Nous appartenons à Dieu et c’est à Lui que nous retournerons. Priez pour son âme», a-t-il écrit à propos de celle qui se battait contre la maladie depuis 2016, et souffrait de graves problèmes respiratoires.

Biyouna portrait, actrice algérienne Baya Bouzar
Biyouna, figure du cinéma algérien, affichant son charisme sur grand écran.

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a exprimé « sa tristesse après la perte d’une des célébrités de la scène culturelle », saluant la contribution de Biyouna au cinéma algérien.

Parcours et héritage de Biyouna

Née le 13 septembre 1952 dans le quartier Belouizdad (ex-Belcourt) d’Alger, Biyouna a commencé au théâtre et s’est imposée comme une voix singulière du cinéma algérien. Sa carrière a réellement pris son envol en Algérie en 1973, à l’âge de 19 ans, après avoir tenu le rôle de Fatma dans le feuilleton télévisé Al-Hariq (« L’incendie »).

Elle a ensuite évolué entre scène et écran, en collaborant notamment avec Nadir Moknèche et en tournant dans des films tels que Le Flic de Belleville, Neuilly sa mère, sa mère! ou Les Déguns. À l’international, elle a été à l’affiche de Viva Laldjérie et Délice Paloma, et elle est apparue dans La Source des femmes, démontrant une carrière polyvalente et durable.

Biyouna portrait lors d’un événement culturel
Figure du cinéma algérien, appréciée pour sa polyvalence et son sens de la scène.

Durant la décennie noire, elle a refusé de quitter l’Algérie, témoignant de son engagement envers son public et son pays. Sa filmographie témoigne d’un parcours riche, mêlant cabaret, comédie et drame, et elle est largement reconnue comme une source d’inspiration pour les jeunes talents du cinéma algérien et français.

Sa disparition laisse une trace durable dans le paysage culturel, et son œuvre continue d’être célébrée par le public en Algérie et en France.

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