Le Brésil est confronté à une étape majeure dans l’affaire Jair Bolsonaro. Après avoir épuisé tous les recours, l’ancien président devra purger une peine de 27 ans de prison pour tentative de coup d’État, selon un document publié mardi par la Cour suprême. Bolsonaro, 70 ans, était assigné à résidence et en détention provisoire dans un contexte de risques perçus de fuite et d’instabilité politique. Le dossier précise que l’ordre d’exécution pourrait être émis par le juge Alexandre de Moraes et que le lieu de détention définitif reste incertain.

Épuisement des recours et exécution imminente
Selon un document publié par la Cour suprême, Jair Bolsonaro a épuisé tous les recours possibles contre sa condamnation à 27 ans de prison pour tentative de coup d’État, et l’ordre d’exécution de la peine pourrait être émis de façon imminente par le juge Alexandre de Moraes. L’ancien président, âgé de 70 ans, était assigné à résidence depuis début août mais placé en détention provisoire samedi pour « risque élevé de fuite » après avoir tenté de brûler son bracelet électronique, sur décision du tribunal.
En septembre, la Cour suprême l’a déclaré coupable d’avoir été le chef d’une « organisation criminelle » ayant conspiré pour assurer son « maintien autoritaire au pouvoir » après la victoire de Lula da Silva lors du scrutin d’octobre 2022. Selon Moraes, Jair Bolsonaro a tenté samedi peu après minuit de brûler son bracelet électronique dans l’espoir de s’échapper à la faveur d’une manifestation prévue par ses partisans près de son domicile dans la capitale. La défense de l’ancien chef d’État a invoqué un « état de confusion mentale » dû à la prise de médicaments.
Détention et contexte de santé
La localisation exacte de l’ex-président pendant l’exécution de sa peine reste à clarifier, mais il est détenu dans les locaux de la police fédérale à Brasilia, où il est en détention provisoire depuis le week-end. Des éléments de santé ont aussi été évoqués publiquement par ses partisans et ses avocats, qui mentionnent notamment que Bolsonaro a été diagnostiqué récemment d’un cancer de la peau et souffre des séquelles d’un attentat à l’arme blanche subi en 2018, ce qui a été présenté comme un facteur dans la décision de préserver sa santé.
Le camp de Bolsonaro a réagi par des réflexions sur la situation et des déclarations de soutien. « Il est indigné (…) face à la persécution dont il fait l’objet. S’il lui arrive quelque chose, on sait qui est responsable », a déclaré mardi matin son fils aîné, le sénateur Flavio Bolsonaro, après avoir rendu visite à son père dans les locaux de la police.