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Une étude Aspire, financée par l’Agence nationale de la recherche et menée par le Mouvement du Nid en partenariat avec l’Inserm et Sorbonne Université, éclaire des aspects rarement abordés de la santé des personnes prostituées. Présentées à la Cité audacieuse ce mardi 25 décembre, les conclusions de Santé et Prostitution proposent des chiffres sur la santé physique et mentale au-delà des seuls risques infectieux. L’étude met aussi en lumière les difficultés d’accès aux soins et les conditions de vie qui influent sur le bien-être des personnes concernées.
Santé et Prostitution en France : données Aspire
En France, l’étude Aspire rassemble des données sur la santé physique et mentale des personnes prostituées, éclairant des dimensions rarement couvertes par les enquêtes traditionnelles. Selon l’étude Aspire, «Accès aux soins, santé et prostitution», les résultats invitent à repenser l’accompagnement et les parcours de soins. Le financement par l’ANR et le partenariat entre le Mouvement du Nid, l’Inserm et Sorbonne Université renforcent la fiabilité des enseignements, présentés à la Cité audacieuse ce mardi 25 décembre.

Des enjeux pour la santé mentale et l’accès aux soins
Le rapport rappelle que les violences vécues et le stress post-traumatique peuvent influencer l’état de santé générale des personnes prostituées, et que les troubles psychologiques y sont parfois mentionnés comme des conséquences indirectes. Les auteurs soulignent des obstacles récurrents à l’accès aux soins, notamment en raison de la stigmatisation, des coûts et des parcours fragmentés.
Ces éléments s’ajoutent à des données sur les parcours de soins, qui montrent que des efforts restent à faire pour garantir une prise en charge adaptée et respectueuse des droits des personnes concernées. L’expression «Accès aux soins, santé et prostitution» derrière Aspire rappelle que la question sanitaire ne se réduit pas à l’infection, mais s’inscrit dans un cadre global de bien-être et de droits.
Réactions et pistes pour les politiques publiques
Des associations et des professionnels appellent à des actions concrètes: diminuer la stigmatisation, financer des dispositifs dédiés et favoriser des parcours de soin non discriminants. Le rapport invite à des approches pluridisciplinaires associant santé, droit et travail social, afin d’améliorer l’accès à une prise en charge adaptée et continue.
Si ces conclusions concernent avant tout la France, elles résonnent aussi avec des débats publics plus larges sur les protections des personnes exposées à des violences et à des conditions de travail précaires. Des mesures précises, telles que le renforcement des permanences médicales et des services d’écoute, pourraient être envisagées pour favoriser le dialogue entre professionnels de santé et personnes prostituées.
En synthèse, Santé et Prostitution rappelle que la santé des personnes prostituées dépend d’un ensemble de facteurs locaux et structurels, et que les données Aspire offrent un cadre utile pour orienter les politiques publiques vers un accompagnement plus juste et efficace.