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Deux membres des forces de sécurité et plusieurs civils ont été blessés par des tirs lors de manifestations qui ont eu lieu mardi à Lattaquié, sur la côte nord-ouest de la Syrie. Les protestataires réclamaient la libération de personnes accusées d’avoir commis des crimes et des violations durant la période du régime déchu.
Déroulement des incidents à Lattaquié
Selon le ministère de l’Intérieur syrien, les tirs ont visé les manifestants rassemblés près du rond-point de l’agriculture à l’intérieur de la ville. Le chef de la sécurité intérieure dans la province, Abdelaziz al-Ahmad, a déclaré à l’agence officielle SANA que « nos éléments, chargés de protéger le rassemblement, ont été la cible de tirs directs ».
Ces tirs ont, d’après les autorités, entraîné la blessure de deux membres des forces de sécurité intérieure ainsi que de plusieurs civils présents à la manifestation. Les précisions sur le nombre exact de blessés n’ont pas été fournies immédiatement.
Réclamations et ampleur des protestations
L’action à Lattaquié faisait partie d’une série de rassemblements organisés dans plusieurs zones de la côte syrienne et dans les provinces de Homs et Hama. Les manifestants demandaient notamment :
- la libération de détenus appartenant à la communauté alaouite (référence contextuelle : https://www.aljazeera.net/encyclopedia/2025/3/27/%D8%A7%D9%84%D8%B7%D8%A7%D8%A6%D9%81%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%B9%D9%84%D9%88%D9%8A%D8%A9-%D8%AE%D9%84%D9%8A%D8%B7-%D9%85%D9%86-%D8%A7%D9%84%D8%AF%D9%8A%D8%A7%D9%86%D8%A7%D8%AA),
- l’instauration d’un système de gouvernance fédéral.
Ces demandes se sont traduites par des rassemblements locaux qui, selon les autorités, ont rapidement changé de ton et d’objectifs.
Accusations des autorités contre des « reliquats du régime »
Abdelaziz al-Ahmad a affirmé que les manifestations avaient « d’abord pris l’apparence d’un mouvement protestataire mais se sont vite transformées en plateformes d’incitation confessionnelle organisée ». Il a accusé des éléments liés à des « cellules criminelles » des restes du régime déchu d’avoir attisé la violence.
Les autorités affirment que ces groupes ont attaqué des policiers, des unités spéciales et la police de la circulation, et qu’ils ont endommagé plusieurs véhicules officiels. Ces allégations n’ont pas été indépendamment vérifiées sur place.
Position du ministère de l’Intérieur
Le porte-parole du ministère, Nour al-Din al-Baba, a indiqué que des unités de sécurité intérieure avaient assuré la protection des rassemblements dans certaines zones côtières pour prévenir tout incident exploitable par ceux qui « promeuvent le chaos ». Il a ajouté que le ministère « garantit le droit d’expression, dans le cadre de la loi et sans porter atteinte à la paix sociale ».
Al-Baba a aussi soutenu que les acteurs qui « vendent et promeuvent la pagaille » dans ces régions opèrent depuis l’étranger et sont déconnectés du quotidien des habitants du littoral.
Contexte régional et précédents
Ces manifestations surviennent après des épisodes de violences à caractère confessionnel signalés récemment, notamment à Homs, ajoutant aux troubles similaires observés ces derniers mois depuis la chute du régime selon le récit officiel (référence contextuelle : https://www.aljazeera.net/encyclopedia/2014/5/22/%D8%AD%D9%85%D8%B5).
Les autorités lient ces incidents à des tentatives d’affaiblir la cohésion locale et de semer la discorde entre communautés. Les manifestations à Lattaquié s’inscrivent ainsi dans un climat de tensions persistantes le long de la côte et au-delà.
Points clés
- Deux membres des forces de sécurité et plusieurs civils blessés par des tirs à Lattaquié.
- Les protestataires réclamaient la libération de personnes accusées de crimes et des réformes politiques, notamment le fédéralisme.
- Les autorités accusent des éléments liés aux restes du régime de provoquer la violence et d’inciter au sectarisme.
- Les ministères affirment protéger le droit d’expression tout en veillant à l’ordre public.