Le conseil municipal de Montauban (Tarn-et-Garonne) a ouvert mardi 25 novembre 2025 le débat sur le rapport d’orientations budgétaires pour 2026, au cœur d’un affrontement entre majorité et opposition autour de l’endettement et des investissements. L’examen des chiffres met en lumière une dynamique d’investissement et des tensions sur la soutenabilité financière de la collectivité. Le temps fort de la discussion a dépassé les deux heures et demie et a mis en évidence des choix entre dépenses et endettement pour les services publics.

À Montauban, le débat budgétaire s’enflamme autour du plan pluriannuel
Lors de cette séance, le premier adjoint au maire, Thierry Deville, a présenté le rapport avec 25,6 millions d’euros d’investissement au titre du plan pluriannuel d’investissement (PPI) pour 2025-2026: 9 M€ pour l’hôtel de ville, 4,2 M€ sur la salle de musiques actuelles, 1,5 M€ pour le scolaire et 1 M€ pour la réhabilitation du funiculaire du jardin des plantes. « C’est deux fois moins qu’en 2024 » a-t-il précisé, en référence au niveau des dépenses de l’année précédente. Il a aussi défendu le recours à l’emprunt, affirmant: « Soit on ne fait rien, soit on augmente les impôts, soit on a recours à l’emprunt. Nous avons fait notre choix ».
La municipalité rappelle que « 82 millions d’euros qui seront investis entre 2025 et 2026 » sont prévus dans le cadre du PPI et du suivi des gros entretiens, selon les documents présentés par la majorité. À mesure que le budget prend forme, les critiques pointent des fragilités et la question du désendettement demeure.
«La durée de désendettement place notre collectivité, quoi que vous en disiez, en situation de vigilance. On devrait dépasser les 12 annuités de désendettement» a relevé Rodlophe Portolès, en ajoutant les 137 M€ de dettes de la ville et les 138 M€ de l’agglo, pour un total approchant les 276 M€.
Un élu communiste a rétorqué: « J’ai l’impression que la ville et l’agglo sont surendettées » et a regretté des fragilités locales. « Je vous rassure, je n’ai pas l’intention de vous laisser gérer tranquillement. Et je suis très zen, a rétorqué l’élu communiste. Mais j’ai l’impression que la ville et l’agglo sont surendettées. J’assume l’emploi de ce mot. »
Alors que les échanges se poursuivaient, un autre intervenant a souligné: « Votre posture victimaire ne trompe plus personne » et a rappelé que les subventions perçues en moyenne sur 10 ans sont « 40 % inférieures à la moyenne de la strate » – un élément que certains estiment freiner les projets. Ces échanges illustrent la tension autour du financement et du désendettement et promettent d’être au cœur de la campagne municipale.
Des chiffres et des tensions autour de l’endettement et des choix de financement
Sur le plan chiffré, les échanges soulignent les données clés: 25,6 millions d’euros d’investissement dans le cadre du PPI, 9 M€ pour l’hôtel de ville, 4,2 M€ pour la salle de musiques actuelles et 1 M€ pour la réhabilitation du funiculaire. La collectivité rappelle aussi les « 82 millions d’euros qui seront investis entre 2025 et 2026 » lorsque l’on additionne le PPI et les gros entretiens, ce qui nourrit les débats sur la capacité financière à financer ces engagements.
Du côté de l’opposition, l’addition des dettes est évoquée à hauteur de 276 M€ lorsque l’on combine les 137 M€ de dettes de la ville et les 138 M€ de l’agglomération; les critiques insistent sur la nécessité de maîtriser le désendettement. Le débat évoque aussi la possibilité de réorienter certaines aides publiques et de revoir les subventions: les subventions sont 40 % inférieures à la moyenne de la strate, ce qui est perçu comme un frein à la réalisation des projets proposés.
À l’issue des discussions, les responsables estiment que les décisions budgétaires viseront à préserver les services publics tout en assumant les contraintes financières, et que les divergences autour du financement et du désendettement influenceront les échanges lors de la prochaine campagne municipale.