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La guerre meurtrière qui dure depuis plus de deux ans a forcé presque l’intégralité des deux millions d’habitants de Gaza à fuir leurs maisons et à s’entasser dans des camps de déplacés improvisés. À cette crise humaine s’ajoutent maintenant des tempêtes hivernales et des inondations qui menacent de détruire ces abris temporaires, incapables de résister aux intempéries.
Conditions météorologiques et impact immédiat
Ces dernières 24 heures, des vents violents, de fortes pluies et une chute brutale des températures ont transformé de nombreux sites de déplacement en vastes étendues d’eau boueuse, rapporte Hani Mahmoud depuis Gaza City.
Par endroits, des zones ont été complètement submergées. Les eaux de pluie se sont parfois mêlées aux eaux usées, augmentant les risques sanitaires pour les habitants.
- Des familles s’efforcent d’évacuer l’eau boueuse de leurs tentes à l’aide de seaux.
- Les tentes sont maintenues tant bien que mal avec des pierres ou des blocs pour protéger quelques effets personnels restants.
«Toutes les tentes sont détruites. Nos tentes ne sont que du tissu. Nos enfants se noient. Il n’y a rien à porter, pas de vêtements», a déclaré Assmaa Fayad, une Palestinienne déplacée, à Al Jazeera.
Dégâts recensés et besoins urgents
L’Agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) a indiqué la semaine dernière que les fortes pluies avaient endommagé au moins 13 000 tentes.
De nombreux sites de déplacement sont installés en plein air ou dans les ruines de bâtiments détruits, ce qui aggrave les conditions de vie. Les murs et les plafonds fissurés rendent ces abris extrêmement précaires.
- Moyenne de camions entrant à Gaza depuis le cessez-le-feu du 10 octobre : 145 camions par jour, bien en deçà des 600 camions attendus.
- Besoin estimé en abris : au moins 300 000 maisons mobiles et tentes pour loger les déplacés.
- UNRWA signale plus de 79 000 déplacés vivant dans 85 abris gérés par l’agence dans la bande de Gaza.
L’UNHCR a alerté que «des milliers de personnes déplacées en Cisjordanie [sic : bande de Gaza] peinent à trouver un abri sûr pour affronter le froid à venir» et a réclamé davantage de matériel d’hébergement.
Appels et réactions
Le mouvement des Moudjahidine palestiniens a condamné le manque d’approvisionnement alors que l’hiver approche, reliant les inondations des tentes au «politique de siège sioniste» et à l’empêchement de l’entrée des nécessités de base.
Le mouvement a exhorté la communauté internationale à agir immédiatement et à faire pression pour l’ouverture des passages et la livraison de l’aide essentielle.
Le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, a écrit sur Telegram que «tous les efforts mondiaux pour atténuer le désastre ont échoué à cause du siège israélien».
Accalmie temporaire et inquiétudes persistantes
Une accalmie ensoleillée et sèche mercredi a apporté peu de répit aux habitants. Beaucoup redoutent le retour des vents violents et des précipitations le soir même, susceptibles d’aggraver encore la situation.
La combinaison d’abris fragiles, d’infrastructures détruites et d’un approvisionnement en aide insuffisant laisse des milliers de familles exposées à des risques sanitaires et à la perte de leurs maigres possessions.
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