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Violences dans le sport: projections, colloques et prévention

par charles
France

Plusieurs initiatives sur les violences sexistes et sexuelles dans le sport se déploient en France, mêlant projection de film, débats et actions judiciaires. À Moulins (Allier), la projection du film Julie se tait et une table ronde ont permis d’entendre les professionnels et les représentants du secteur sportif, sans masquer les enjeux de signalement et de sanction. D’autres actions se tiennent à Aix-en-Provence et à Vienne, autour de la prévention et de la prise en charge des victimes et témoins.

À Moulins, projection du film Julie se tait et table ronde sur les violences dans le sport

Dans l’Allier, la soirée a été organisée par des services et associations, avec Cécile Burgat et Cyrielle Franchi, directrice du cabinet du préfet. Le film Julie se tait, premier film du réalisateur belge Leonardo Van Dijl, explore le silence et les enjeux autour des violences sexistes dans le milieu sportif. Une table ronde a réuni Christelle Henriot-Maurel (présidente du tribunal judiciaire de Moulins), Florence Barbat (inspectrice jeunesse et sports), Eva Lienhart (juriste à la Fédération française de Handball), Eliette Pinel (chargée de mission à la cellule Signal-Sports), Laurent Bonvallet (ancien chargé de mission au ministère des sports), Hélène Denizot-Bourdel (médecin psychiatre) et Jessica Yniesta (psychologue clinicienne). Le public a été invité à parler et, comme l’expliquait Cyrielle Franchi, « LEtat est pleinement mobilisé aux côtés du mouvement sportif et de la justice pour que la parole des victimes soit entendue, que les faits soient signalés et que les auteurs soient sanctionnés ». Dans le cadre de la soirée, un débat interactif s’est installé et, à la question « quel mot caractérise le mieux votre ressenti après cette projection ? », le public a majoritairement répondu : le silence.

À Aix-en-Provence, un colloque sur la prévention dans le milieu sportif

Cette journée se tient en deux temps et réunit environ 300 participants sur la journée, issus de l’ensemble des publics du secteur sportif et associatif.

Cette journée est animée par Roxana Maracineanu, secrétaire générale de la Miprof et ancienne ministre déléguée chargée des Sports, en sera la modératrice générale. Cette ouverture présentera les rôles et missions de la Miprof à l’occasion d’une ouverture à partir de 9h30 dans les locaux de la faculté d’économie et de gestion de l’Université d’Aix-Marseille, campus Pauliane.

L’après-midi, à partir de 14 heures, des ateliers de mise en pratique seront proposés. Ces travaux pratiques auront lieu sur le site d’Aix-en-Provence du Creps.

Roxana Maracineanu lors d
Colloque sur la prévention dans le milieu sportif, Aix-Marseille.

À Vienne: trois nouveautés dans le ressort du tribunal

À l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le procureur de la République du tribunal judiciaire de Vienne, Olivier Rabot, a présenté trois initiatives dans le ressort.

Deux sont en cours et une est en place depuis janvier 2025. La troisième porte sur la création d’un groupe de repérage des mineurs en situation d’errance ou victimes de prostitution, selon les propos du magistrat. « La précarité et la situation sociale des victimes, très majoritairement des jeunes femmes, comme la facilité des recrutements via les réseaux sociaux, nécessitaient un suivi pluridisciplinaire de ces situations sur le modèle mis en place à Grenoble, commente le magistrat du parquet. C’est désormais chose faite depuis le début de l’année 2025. »

Autre axe: la prise en charge des enfants témoins d’un homicide conjugal et la sécurisation de la sortie de détention des auteurs de violences conjugales; « Le protocole est en train d’être revu et complété en lien avec l’administration pénitentiaire », précise Olivier Rabot.

Le procureur a salué la forte implication de France Victimes 38 Apress et de l’association Rivhaj, qui peuvent être érigées en exemple dans le cadre du centre de prise en charge des auteurs de violences conjugales (CPCA) situé à Vienne. « Elles peuvent être érigées en exemple ».

Olivier Rabot, procureur de Vienne
Olivier Rabot, procureur de Vienne, lors d’un événement sur les violences conjugales.

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